Le ministre des Affaires étrangères : La Tunisie a été parmi les premiers pays à mettre en garde contre les dangers de l’extrémisme et du terrorisme





Tunis - TAP
M. Abdelwaheb Abdallah, membre du Bureau politique du Rassemblement Constitutionnel Démocratique et ministre des Affaires étrangères, a souligné, dans son intervention devant la conférence nationale des cadres du Rassemblement, réunie hier à Tunis, que cette réunion répond au soucis du Président Zine El Abidine Ben Ali de maintenir le lien entre les militants du RCD, à quelque niveau de responsabilité qu’ils appartiennent, pour approfondir la réflexion sur toutes les questions engageant le présent et l’avenir du pays. Les minitants du RCD sont mus en cela par un esprit de responsabilité et par la volonté de permettre à leur parti d’assumer sa mission historique et patriotique sacrée, avec conscience et aptitude, de poursuivre l’œuvre de progrès menée sur la voie de l’édification de la République de demain, et conforter davantage le rayonnement du pays aux plans régional et international.
Il a affirmé que les mutations mondiales profondes et accélérées et la nouvelle conjoncture internationale complexe qu’elles ont engendrée imposent à tous de nombreux défis et enjeux qu’il n’est plus possible d’ignorer ou d’occulter. Il a relevé que la Tunisie est parvenue, depuis le Changement et grâce à la vision prospective et clairvoyante du Chef de l’Etat, à initier une politique intérieure et extérieure qui lui a permis de s’adapter et d’interagir avec ses mutations s’appuyant en cela sur son patrimoine historique et ses acquis et réalisations accomplis dans tous les domaines.
Il a indiqué que la diplomatie du Changement s’inspire du processus de réforme global dont les fondements ont été définis par le Chef de l’Etat, ce qui a permis de mener une politique extérieure marquée par le réalisme et l’équilibre dans le cadre d’une approche pondérée et rationnelle qui a conféré à cette politique l’efficacité requise en matière d’action et l’aptitude à preserver les intérêts de la nation, à renforcer la sécurité et de la stabilité, et à contribuer à la l’instauration de la paix et de la sécurité mondiales et du prestige de la Tunisie à l’échelle internationale.
M. Abdelwaheb Abdallah a rappelé les principes et les constantes de la politique extérieure de la Tunisie précisant que le suivi minutieux et permanent des développements de la situation mondiale ont donné à cette politique, au fil des ans, de nouvelles dimensions qui prennent en considération les différents aspects et les changements rapides qui s’opèrent au niveau des relations internationales. C’est sur cette base et en concrétisation des orientations et des choix du Président de la République, a-t-il ajouté, que la Tunisie s’est employée à interagir positivement avec ces mutations et à faire face aux défis qui en découlent, pour consolider davantage les attributs de la sécurité et de la stabilité dans les aires de son appartenance directe et au service de la paix et de la sécurité internationales.
M. Abdelwaheb Abdallah a relevé que la scène internationale est marquée aujourd’hui par l’acuité des conflits et la prolifération inhabituelle des foyers de tension dans plusieurs régions du monde, ce qui induit inévitablement des répercussions, à des degrés divers, sur la sécurité et la stabilité de nombreux pays. Il n’est plus permis, a-t-il indiqué, de parler de conflits limités dans l’espace, compte tenu de l’interdépendance et de la divergence des intérêts à l’échelle régionale et internationale. Le ministre a précisé que les questions du Moyen-Orient et de la région du Golfe sont considérées parmi les principales sources de tension et d’instabilité sur les plans régional et international et un véritable miroir qui reflète l’interdépendance des intérêts et le degré d’influence qu’ont certaines puissances sur le déroulement des événements dans ces régions.
Il a évoqué les foyers de tension et les conflits qui endeuillent le continent africain et en particulier la Corne de l’Afrique et l’Afrique subsaharienne, soulignant la contribution de la Tunisie,dans le cadre de la Ligue des Etats arabes, de l’Union africaine et des Nations Unies, aux efforts visant à régler ces situations, en particulier au Darfour, en Somalie et en Afghanistan.
M. Abdelwaheb Abdallah a souligné que la Tunisie partant de la foi en la nécessité de renforcer la sécurité et la paix à l’échelle mondiale, œuvre, sur instructions du Président Zine El Abidine Ben Ali, à interagir activement avec l’ensemble de ces questions et à faire face aux défis et aux dangers qui en découlent et qui représentent une menace pour la sécurité et la stabilité dans le monde.
Il a rappelé, à cet égard, les multiples appels lancés par le Président de la République en vue de garantir une protection internationale au peuple palestinien, ainsi que la contribution permanente de la Tunisie aux efforts arabes et internationaux visant à parvenir à une solution juste, durable et globale garantissant l’instauration d’un Etat palestinien indépendant ayant pour capitale Al-Qods et assurant la sécurité et la stabilité à l’ensemble des peuples de la région.
Le ministre des Affaires étrangères a également évoqué l’appel pressant lancé par la Tunisie aux parties concernées à faire preuve de retenue et de raison, à privilégier la logique du dialogue et à éviter ce qui de nature à semer la zizanie et la discorde, de manière à consolider la position palestinienne et à servir les intérêts supérieurs palestiniens.
La Tunisie, a-t-il encore rappelé, a présenté des aides financières et en nature au peuple palestinien à travers le renforcement de la solidarité du peuple tunisien avec ses frères en Palestine et au Liban à la suite des agressions israéliennes survenues durant les derniers mois.
Le membre du Bureau politique du RCD a réaffirmé le soutien de la Tunisie aux efforts du Secrétaire général de la Ligue arabe au sujet du Liban, formant le vœu de voir les frères libanais surmonter leurs épreuves, préserver leur consensus et leur unité nationale et recourir au dialogue en vue d’identifier les solutions appropriées pour assurer le retour de la vie politique à la normale.
Il a indiqué que la Tunisie continue de suivre de très près les développements de la situation sur la scène irakienne et œuvre, en dépit des conditions très difficiles que vit ce pays frère, à maintenir son ambassade à Bagdad ouverte et à protéger les employés de cette ambassade, précisant que trois ou quatre pays arabes seulement ont encore une représentation diplomatique à Bagdad.
La Tunisie, a-t-il dit, a constamment réaffirmé la nécessité, pour les Irakiens d’éviter tout ce qui est de nature à attiser la tension confessionnelle.
Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que la Tunisie a exprimé, à maintes reprises, l’espoir de voir le peuple irakien frère parvenir, sur la base d’un dialogue constructif, à un accord entre ses différentes composantes au sujet des solutions les mieux appropriées pour résoudre ses problèmes nationaux, préserver l’unité du pays, consolider ses institutions constitutionnelles et se consacrer au développement et à la reconstruction, dans le cadre de la sécurité et de la stabilité.
Il a souligné que le fait que ce problème demeure sans solution, la persistance d’une perception erronée de la civilisation arabe et islamique, les hésitations de la communauté internationale à s’attaquer sérieusement et objectivement aux racines des tensions et des conflits, sont autant de facteurs qui contribuent à exacerber ces problèmes, à nourrir les ressentiments chez les peuples musulmans et à augmenter leur déception et leur défiance à l’égard des institutions internationales.
Il a ajouté, dans ce contexte que ces situations internationales, en plus des politiques de «deux poids deux mesures», l’approfondissement du sentiment d’injustice, de marginalisation et d’exclusion, et la propagation de la pauvreté, dans certaines régions du monde, offrent l’opportunité à certains groupes et courants, agissant sous couvert de la religion, pour tenter d’attirer certaines catégories de jeunes et alimenter en eux des comportements violents, extrémistes et terroristes, au service d’objectifs destructeurs qui visent à saper les fondements de la sécurité et de la stabilité.
Il a ajouté que ces groupes ont trouvé aide et soutien auprès de diverses parties et de certains organes d’information qui n’hésitent pas à propager leurs thèses appelant à la haine, rejetant le dialogue, semant la discorde et diffusant des allégations qui ont pour seul objectif d’inciter des sociétés, vivant en sécurité, à se révolter contre leur situation intérieure, au service de certaines puissances internationales.
Ces groupes, a-t-il poursuivi, ont malheureusement exploité la marge qui leur est offerte et garantie par certains Etats, ainsi que l’insécurité qui règne dans certaines régions du monde, pour planifier leurs actions visant à saper la stabilité de sociétés vivant en sécurité.
Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la Tunisie a été parmi les premiers pays à mettre en garde contre les dangers de l’extrémisme et du terrorisme et à appeler à la consécration des valeurs de dialogue, de modération et de juste milieu, sur la base d’une approche globale qui permet de traiter les racines qui alimentent ce phénomène. Il a rappelé l’appel du Président de la République en faveur de la réunion d’une conférence internationale, sous l’égide des Nations unies, pour mettre en place un code de conduite international consensuel engageant toutes les parties, en vue de lutter contre le terrorisme ainsi que son appel à renforcer la solidarité entre les peuples, à initier un dialogue équilibré avec toutes les parties influentes dans le monde, afin de consolider les institutions onusiennes et de dynamiser leur rôle dans l’impulsion des efforts visant à traiter les causes des tensions et des conflits dans le monde.
Le ministre a indiqué que l’initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali relative à la création du Fonds mondial de la solidarité et de lutte contre la pauvreté procède de la même vision, relevant que l’adoption de cette initiative par l’assemblée générale des nations unies constitue une confirmation du succès de l’approche tunisienne en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, en tant que facteurs de tension dans le monde.
Il a également évoqué l’appel du Chef de l’Etat en faveur de l’instauration d’un dialogue constructif entre les cultures, les civilisations et les religions et à la nécessité de surmonter les antagonismes Est-Ouest et Nord-Sud et de lever les malentendus.
C’est sur cette base, a-t-il expliqué, que la Tunisie a contribué à faire connaître les spécificités de la civilisation islamique et ses nobles valeurs et à établir des ponts de rapprochement et de dialogue avec les autres cultures,tout en veillant à mettre en exergue les valeurs humaines universelles qu’elles partagent.
Il a rappelé à ce sujet les nombreuses initiatives avant-gardistes que la Tunisie a lancées ainsi que l’organisation sur son sol, de nombreuses rencontres internationales et manifestations sur le dialogue des civilisations.
Le ministre a souligné que les foyers de tension dans de nombreuses régions du monde ont eu un impact sur le Maghreb où les préoccupations sécuritaires se sont accrues.
Il a relevé qu’en dépit d’une telle conjoncture, la Tunisie a réussi à sauvegarder des relations solides dans son environnement proche et lointain et à réduire à néant tout effet nuisible de ces foyers de tension, grâce à la sagesse du Président Zine El Abidine Ben Ali qui a conféré à la Tunisie plus de crédibilité sur la scène internationale.
M. Abdelwaheb Abdallah a relevé que la diplomatie tunisienne œuvre inlassablement à être en phase avec les évolutions qui s’opèrent à travers le monde et à prendre part aux efforts tendant à en relever les défis, en s’employant à réussir son intégration dans son environnement régional et international.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com