Basket S.N. : La force de la tradition





Le SN a conclu la 1ère phase de la Nationale A en trombe. Il a été du coup sacré champion de cette première partie de la saison et annonce clairement ses prétentions pour le sacre final.

C’est un peu le couronnement de la Force de la tradition qui veut que, malgré quelques accrocs, les champions en titre trouvent les ressources nécessaires pour remonter la pente et atteindre leur rythme de croisière.
Nous faisons allusion au changement de cap opéré à mi-parcours lors de la trêve consacrée à la participation du cinq national au Tournoi de Jordanie. Faouzi Madhi dut, la mort dans l’âme, et pour une sordide histoire de «cumul», partir après avoir effectué de l’excellent travail et mené une brillante préparation d’avant-saison. Le Français Alain Gaye profita d’ailleurs de l’ouvrage abattu par son prédécesseur, tout en se montrant d’une extrême rigueur et d’une intelligente gestion et de l’effectif et des rencontres.
De plus le SN a été l’un des derniers clubs à engager un joueur étranger, un Sénégalais qui perpétue en quelque sorte la tradition initiée avec les Gallo, N’daye, Mbodje...

La source n’est pas tarie
Malgré des blessures plutôt contrariantes de Mohamed Hadidane, Amine Rezig, Mejdi Maalaoui et Anis Ben Abdallah, les Potiers surent puiser dans leur large et riche effectif pour trouver de solides solutions de rechange. D’ailleurs, c’est cette richesse du potentiel humain — qui vient témoigner du reste que la source n’est pas tarie — qui fit le plus souvent pencher la balance en faveur de l’équipe présidée par M. Rachid Mbarek.
Mais le plus dur reste à faire. On se rappelle du cuisant échec, il y a deux ans, du même, Gaye à quelques encablures du doublé.
En une semaine, ou presque, face à l’USM et la JSK, le SN, qu’il dirigeait alors du banc de touche, perdit la Coupe et le Championnat. De plus, il faudra aux dirigeants gérer le volet disciplinaire (talon d’Achille au cours de la première saison nabeulienne d’Alain Gaye) et celui financier, avec ce qu’il recèle comme sources de conflits autour des salaires et primes des joueurs et parfois même de «jalousies» entre tel joueur et tel autre pour une question de salaire. Bien évidemment, un club qui investit autant dans le basket n’a pas droit à l’erreur. On peut même écrire que toute une ville, qui ne vit que pour la balle orange, soutient à bras le corps son «cinq» favori, ignorant tous les autres sports, y compris le football. La chance de tout entraîneur est de posséder dans un même effectif autant de joyaux et de valeurs sûres.
Le SN d’Alain Gaye n’a pas droit à l’erreur. La saison passée, Nejib Ben Zayed était à un cheveu de récolter le doublé. La leçon de la douloureuse finale de Coupe face à Dalia, a été retenue. Les responsables nabeuliens rêvent même de renouer avec le sacre international en prenant part au Championnat arabe. Tous les espoirs sont permis.

S.R.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com