Délinquance juvénile – A qui incombe la faute ?





* Karim Grami (fonctionnaire) :
«L’éducation d’abord»

«Le phénomène est là. Plus présent qu’il ne l’a jamais été et au coin de chaque rue. Il suit l’évolution des temps modernes sans qu’il y ait le bon suivi. Et ceci revient aux parents qui ont démissionné de leur premier rôle d’éducation. J’accuse le père et la mère qui n’ont pas pris dès le début les choses en main pour mettre leurs enfants sur le droit chemin. Obnubilés par les choses de la vie, ils confient leurs filles et garçons à l’école qui ne suffit plus face à la rue ravagée par toute sorte de mauvaise conduite. Résultat: c’est la fuite en avant et il est temps d’attaquer de front le fléau de la délinquance qui, il faut l’avouer, n’est pas aussi répondu que dans d’autres pays».

* Imen Mejri (Etudiante) :
«Une affaire de tous...»

«L’éducation doit être faite sur des bases solides, sinon elle ne tient pas très longtemps. Le mot éducation est un mot fort. Car il symbolise toutes ces valeurs qu’on doit inculquer à notre société. Nous avons perdu la notion du respect. La mère est souvent absente et c’est à elle de veiller sur le maintien de ces valeurs qu’on ne voit plus aujourd’hui. La rue n’est plus ce qu’elle était naguère et nous sommes tous concernés, et appelés à combattre cette dérive dans nos murs. Une dérive qui interpelle aussi bien les parents que les éducateurs, les associations et la société civile dans son ensemble qui doivent nécessairement mettre la main à la pâte pour protéger notre jeunesse».

* Fakher Oueslati (Transitaire) :
«L’éducation réside dans l’équilibre du couple»

«Quand l’éducation est solide comme du béton, on n’a rien à craindre. Peu importe ce qu’il y a dans la rue ou ce qu’on diffuse sur le petit écran atteignant toute moralité ou ce qu’on trouve attractif dans la vie facile ou de gain rapide qui fait tourner la tête de nos jeunes. L’éducation doit être ferme et c’est le rôle de la mère avant tout. Pour ma part, on a fait un choix. Moi au travail et mon épouse chez elle et sa mission est de mettre sur les rails nos enfants. Il y a le suivi scolaire, le dialogue et la paix dans le foyer. C’est elle qui instaure l’équilibre pour que rien ne bouge. Aujourd’hui, je n’ai aucun problème avec mes enfants qui réussissent dans leur scolarité et qui n’ont rien à voir avec ce qui se passe dans l’entourage. A mon sens, il faut commencer à sensibiliser les parents. Ce sont eux l’origine du bien ou du mal. Tout naît de chez eux. De l’équilibre au déséquilibre dans le foyer».

Propos recueillis par
Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com