Abderrazak Sahli : Le faiseur de couleurs





Un tourbillon de couleurs éclate dans cette exposition qui vous surprend agréablement par l’authenticité des jeux de formes-supports, d’heureux contrastes de couleurs et de valeurs.
Il s’agit de l’exposition de Abderrazak Sahli qui se tient au Palais Kheïreddine.

Normal. L’artiste en question est un habitué des cieux de la ville du jasmin, Hammamet, là où il réside. Son art vit. L’apathie n’est pas son fort et c’est la première impression qui ressort de ses œuvres. Celles-ci remplissent les deux étages du musée de la Ville de Tunis et se déclinent entre céramique, peinture, installation, gravure et sculpture.
Comme si Abderrazak Sahli procède ici à l’étalage de la richesse d’un parcours artistique de quasiment cinquante ans.
Pour agir en professionnel de l’information et de ce fait ne pas se contenter de la valeur artistique de l’exposition, nous avons recueilli les témoignages de nombreux artistes.
A ce propos, Habib Bida, universitaire et critique d’art nous dit “Abderrazak Sahli croit à l’art contemporain qu’il réforme à sa manière. Il ne cache pas qu’il est à la page quant à l’art à l’étranger, en Europe en particulier. Il travaille dans la figuration libre en s’inspirant de Combas, Boisron et De Roso”.
Mohamed Fnina qui est actuellement professeur d’arts plastiques et artiste qui se respecte trouve la nouveauté de l’art de Sahli cette année dans “des contrastes courageux de chaud/froid, clair-obscur que l’on retrouve dans le même tableau”.
Pour revenir un peu sur la biographie riche de l’artiste on peut citer à titre indicatif qu’il est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis depuis 1969, qu’il est licencié en arts plastiques de l’Université de Paris VIII et diplômé (graveur) à l’Ecole supérieure nationale des Beaux Arts de Paris.
Depuis 1987, Sahli s’est installé dans sa ville natale à Hammamet et a été nommé, dès son retour, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts.
Parallèlement, il poursuivit sa création artistique qui l’amène à sillonner les quatre coins du monde. Plus encore, à figurer des années dans des musées internationaux. Et ce n’est pas donné!

Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com