Volley-Ball Mondial 2006 (Finale) : L’apothéose attendue





Le Brésil rencontrera la Pologne dans une finale du Championnat du monde a priori déséquilibrée en faveur des Sud-Américains, tenants du titre, ce matin à Tokyo.

Mais si la réputation d’invincibilité appartient aux Brésiliens, ce sont bien les Polonais qui ont remporté tous leurs dix matches depuis le début du tournoi, le dernier en date en demi-finale hier contre la Bulgarie 3 à 1 (25-20, 26-28, 25-23, 25-23).
Auparavant, le Brésil, battu une fois par la France lors de la phase de poule mais monté régulièrement en puissance depuis, avait dominé une équipe de Serbie vieillissante, également 3 à 1 (25-19, 15-25, 25-22, 25-12).
Mis à part un gros passage à vide dans le deuxième set, les Sud-Américains ont largement dominé les débats, notamment grâce à leur qualité de service très supérieure et à leur efficacité à l’attaque (67% de réussite). Giba a été une nouvelle fois le meilleur marqueur de son équipe avec 19 points.
Pour la Serbie, dont la plupart des titulaires, comme les frères Nikola et Vladimir Grbic, 33 et 35 ans, étaient déjà là en 2000 lors du titre olympique, conquis alors par la Yougoslavie, la finesse technique ne suffit plus.
Dans la deuxième demi-finale, les Polonais, euphoriques depuis le début d’un tournoi où personne ne les voyait à un tel niveau, ont créé une nouvelle surprise face à l’équipe de Bulgarie.
La Pologne a été supérieure au contre (11 à 7) et même au service, où les Bulgares étaient pourtant très attendus avec leur vedette Matey Kaziyski (1 seul ace). Dans une équipe dont l’homogénéité fait la force, c’est l’attaquant Michal Winiarski, 23 ans, qui est sorti du lot en inscrivant 20 points.
C’est la première fois que les Polonais atteignent la finale d’une compétition de ce niveau depuis la grande époque où ils avaient décroché coup sur coup le titre mondial (1974) et la médaille d’or olympique (1976).
Le Brésil sera le grand favori de la finale. Les Sud-Américains n’ont laissé échapper aucun titre important depuis quatre ans (Championnat du monde 2002, Jeux Olympiques 2004 et quatre Ligues mondiales) et ont semblé progresser à chacune de leur sortie au Japon.
S’ils s’imposaient, ils compléteraient une série de trois titres majeurs qui n’a que trois précédents dans l’histoire : ceux de l’URSS (1960 à 1964 et 1978 à 1980 et Etats-Unis de 1984 à 1988).




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com