Mondial de volley-Ball 2006 Kamel Rekaya (D.T.N.) : «Un bilan satisfaisant»





L’aventure du Mondial est terminée pour le six national. Notre sélection a réalisé son objectif majeur en se qualifiant pour le 2ème tour. Mais au vu de ce qu'elle a présenté, l’équipe aurait pu prétendre à mieux, notamment dans cette seconde phase où elle a raté d’un cheveu des victoires à sa portée contre le Japon et l’Argentine.

Ce ratage a privé la Tunisie de l’exploit de passer le 3ème tour en jouant pour un classement entre la 9ème et la 12ème place.
Néanmoins, la victoire glanée contre Porto-Rico, lors du dernier match, permet à la Tunisie de bénéficier du meilleur classement (15ème ex-aequo avec Cuba) qu’une équipe arabe ou africaine ait jamais réalisé dans un mondial.
Beaucoup de satisfactions ont été enregistrées, des déceptions et des défaillances aussi. Il n’en demeure pas moins que le six national a un bel avenir au vu du jeune âge de la majorité des éléments qui composent son effectif. Un constat qui incite les responsables de notre volley-ball à maintenir le même cap pour consolider les acquis réalisés durant ce mondial et tabler sur la formation des jeunes sur des bases scientifiques pour garantir à la discipline la relève souhaitée.
Le D.T.N., Kamel Rekaya, a été sollicité pour nous éclairer sur ces points et évaluer la participation tunisienne.

Quel bilan faites-vous de la participation de l’E.N. au Mondial 2006 ?
L’essentiel, à savoir la qualification au 2ème tour a été atteint. Nous aurions pu, avec un peu plus de rigueur, aller plus loin et passer au 3ème tour. Mais la plus grande satisfaction est l’éclosion des 3 joueurs Skander Ben Tara, Hichem Kaâbi et Aymen Ben Brik qui ont participé d’une manière effective à la bonne tenue de l’équipe, durant ce mondial.
Cette première participation pour des jeunes aussi talentueux nous permet d’entrevoir l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
J’espère, toutefois, qu’ils vont persévérer dans cette voie et qu’ils auront la possibilité de dénicher des contrats pour évoluer à l’étranger.
Globalement, notre participation a été positive, d’autant plus que nous avons la nette impression que l’équipe aurait pu faire mieux et aller plus loin.

Dans ce contexte, ne pensez-vous pas qu’un banc plus consistant aurait pu aider l’équipe à trouver des solutions de rechange ?

Il n’y a pas longtemps, l’équipe était essentiellement basée sur 6 ou 7 joueurs. Actuellement, le banc est plus favori en joueurs compétitifs.
C’est le rôle du staff technique de gérer cet effectif, suivant la tournure des événements. A ce titre, je pense que nous n’avons pas su négocier notre match contre l’Argentine. Par contre, je ne m’attendais pas à une victoire contre le Porto-Rico.
J’estime que l’équipe dispose d’un remplaçant pour chaque poste actuellement. C’est un excellent début pour l’avenir.

A vous entendre, les perspectives d’avenir seront assez prometteuses ?
Nous l’espérons. Mais il faut un travail énorme pour baliser un tel avenir.
A titre d’exemple, le Bureau fédéral se penche sur le dossier de la World League, un tournoi de niveau mondial qui se tient toutes les années en juillet-août, avec la participation des meilleures nations mondiales de la discipline.
On y joue de 9 à 12 rencontres. C’est dire l’importance d’un tel tournoi pour les échéances futures, dont la participation exige plusieurs conditions. Aussi, nous réfléchissons sérieusement à étudier l’éventualité de prendre part à cette compétition qui peut aider énormément notre équipe nationale.
Dans le même ordre d’idées, après la participation au mondial, notre responsabilité est devenue plus grande. Nous devons redoubler d’efforts afin de créer une structure solide capable d’aider les jeunes formés dans les centres de promotion à émerger. Ce travail de base est essentiel pour le développement de notre volley-ball et il nécessite l’adhésion de tous pour sa réussite.

Moncef SEDDIK




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com