Enseignement supérieur- Emploi : Des observatoires pour satisfaire les besoins des recruteurs…





Le Projet de Modernisation de l’Enseignement Supérieur mis en place depuis juin 2004 a fait l’objet d’un séminaire organisé hier à l’Institut National des Sciences Appliquées et des Technologies (INSAT) à Tunis. Ce projet, financé par l’Union Européenne, consiste entre autres à créer des observatoires au sein des universités tunisiennes qui assurent le suivi des diplômés sur le marché d’emploi dans le but d’établir une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi.

Tunis-Le Quotidien
La création des observatoires au sein des institutions de l’enseignement supérieur a débuté par la mise en place de trois projets pilotes opérationnels depuis juin 2004 au niveau des universités de Sfax, Gabès et Sousse.
M. Mounir Sellami, chef de service à la Direction Générale de la Rénovation Universitaire, précise que ces structures sont des outils d’aide à la décision qui sont soumises directement aux présidents des universités. « L’observatoire a trois missions principales : « Réaliser les études et les enquêtes nécessaires pour fournir les données et les statistiques se rapportant sur les différents aspects de la vie universitaire et post-universitaires des étudiants. Faire le suivi des étudiants après l’obtention de leurs diplômes universitaires en vue d’établir les mécanismes à mettre en œuvre pour améliorer le taux d’employabilité réalisé par chaque filière d’études. L’observatoire sert ainsi d’interface entre l’université et le monde socio-économique à travers lequel seront engagées les réformes susceptibles d’aider à mieux répondre aux besoins du marché du travail.»
Au niveau des observatoires pilotes on a déjà entamé le travail selon les orientations du projet. Notre interlocuteur souligne que les trois observatoires ont lancé des sites web via lesquels sont communiqués toutes les données relatives à la vie universitaire et post-universitaire ainsi que les résultats des enquêtes et des études réalisées jusque-là pour ce qui est du suivi de l’intégration professionnelle des diplômés.
Après avoir évalué l’expérience des trois projets pilotes, l’orientation de l’administration centrale vise à généraliser l’approche pour couvrir toutes les institutions de l’enseignement supérieur. M. Sellami indique à ce niveau que des observatoires devraient être créées au sein des universités dites émergentes, en l’occurrence celles de Monastir, Kairouan, Gafsa et Jendouba. Dans une étape ultérieure, les sept universités du Grand Tunis vont s’insrire dans la même démarche. Il s’agit de l’Université de Tunis, la Manouba, El Manar, l’Université Virtuelle de Tunis, Carthage 7 Novembre et l’Université Ezzitouna. «Cette opération doit s’achever le 31 juillet 2007», a-t-il précisé.
Il convient de rappeler que le Projet de Modernisation de l’Enseignement Supérieur (PMES) mis en place depuis juin 2004 vise à instaurer une nouvelle culture au niveau du système de l’enseignement supérieur. Le but est de développer les approches de prévision et de planification dans la gestion des ressources matérielles et humaines. Le PMES est un projet élaboré dans le cadre du programme de coopération avec l’Union Européenne. Il va nécessiter une enveloppe budgétaire fixée à 48 millions d’Euros, soit plus de 70 millions de dinars.

H.GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com