Vie politique Jusqu’où ira la coordination entre les partis d’opposition ?





Tunis-Le Quotidien
Le rapprochement entre les partis d’opposition partisans d’un vaste «front interne» s’arrête pour le moment au stade de la coordination circonstancielle.
Les rencontres entre leaders des formations d’opposition prônant une ligne modérée se multiplient. La dernière en date s’est tenue hier entre Mondher Thabet, secrétaire général du Parti Social Libéral (PSL), et Mongi Khammassi, secrétaire général du Parti des Verts pour le Progrès (PVP), le dernier-né du multipartisme en Tunisie.
Cette rencontre qui a eu lieu au siège de la formation libérale a porté essentiellement sur les possibilités de la mise en place d’un mécanisme de coordination entre les partis d’opposition partageant un certain nombre de constantes dont notamment le refus de l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques et le rejet de toute immixtion étrangère dans les affaires nationales. «C’est un rapprochement entre les forces politiques qui ne veulent creuser leur sillon ni à gauche, ni à droite où chaque parti garde ses spécificités et ses constantes idéologiques», explique Mongi Khammassi. Et le secrétaire général de l’unique parti écologiste en Tunisie d’ajouter : «la coordination entre ces partis centristes vise à accélérer la cadence des réformes et à lutter contre certains groupes de pression qui sous le couvert de l’opposition nuisent à l’image du pays et réduisent l’action politique au simple fait de haranguer les foules sur les écrans des chaînes satellitaires». Même son de cloche chez le secrétaire général du PSL : «L’intérêt se porte pour le moment sur la dynamisation du dialogue entre les formations de l’opposition afin de mieux identifier les sentiers à battre. Cette coordination pourrait évoluer vers une véritable alliance avec le temps».

Activités communes
Depuis la rentrée politique, trois autres rencontres se sont tenues dans cette même optique. Elles ont réuni le numéro un de l’unique formation d’obédience libérale et les secrétaires généraux de l’Union Démocratique Unioniste, Ahmed Inoubli, et du Parti de l’Unité Populaire, Mohamed Bouchiha. Ces derniers viennent, de leur côté, de se rencontrer. Mieux, les deux partis ont décidé de tenir, le samedi 9 décembre, une conférence commune ayant pour thème : «Les droits de l’homme : entre universalité et spécificité nationale».
Il importe de rappeler que les autres tentatives de rapprochement qui ont eu lieu auparavant entre plusieurs formations d’opposition ont toutes échoué sous l’effet d’une guerre pour le leadership ou encore de divergences idéologiques.

Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com