L1 (11ème J.) : Du réalisme du C.A. aux ambitions de l’U.S.M.

Grâce à une victoire qui a mis du temps à se dessiner, le C.A., comme prévu d’ailleurs, a été
le principal bénéficiaire d’une journée qui a vu ses grands rivaux perdre du terrain, à l’exception d’une U.S.M. qui se laisse plus une occasion pour confirmer son nouveau statut de favori.

A propos des Monastiriens, leur victoire à Bizerte, après avoir été menés au score, est venue prouver leur solidité et surtout leur force mentale car, face à un adversaire blessé et contraint à réagir, la mission n’était point aisée. L’U.S.M. retrouve ainsi la seconde place, à un seul point du leader. Une très belle performance pour une équipe qui, elle aussi, a vécu des moments difficiles il y a quelques semaines. Pour sa part, le C.A.B. glisse davantage vers le gouffre et rien ne semble arrêter sa chute libre. L’équipe est déjà entrée dans une crise de résultats et de confiance, et risque de ne plus relever la tête en l’absence de solutions radicales urgentes.
L’U.S.M. pointe désormais au poste de dauphin, derrière un leader qui a su, lui, vaincre ses difficultés actuelles. Les Clubistes ont peiné avant de trouver la faille face à un E.S. Hammam-Sousse venu à Tunis à la recherche d’un point. Ses rideaux défensifs ont juste tenu une mi-temps et Zaâlani s’est chargé du reste pour offrir au C.A. une précieuse victoire qui va en faire un leader assez solide.
Les gars de Bab Jedid ont un peu perdu de leur éclat — on se rappelle leur prestation devant l’E.S.S. — mais ils ont fait l’essentiel en attendant un meilleur comportement de leur ligne offensive, incapable de s’imposer pour le moment.
Parmi les grands perdants de cette onzième journée, l’Etoile du Sahel vient en tête avec deux nouveaux points gaspillés à Sousse. Pourtant, les Etoilés accueillaient la lanterne rouge, mais dans les esprits, l’euphorie du sacre africain en Coupe de la CAF n’a pas totalement disparu et les joueurs, encore sur un nuage, ont été secoués par l’organisation des Marsois qui ont mérité de rentrer avec un point.
Le C.S.S. et l’E.S.T., décidés à passer à la vitesse supérieure, ont dû encore une fois ralentir le rythme. Dans un duel qui a surtout valu par l’engagement physique, la prudence excessive et deux cartons rouges, la parité a satisfait tout le monde.
De part et d’autre, on a cherché à ne pas perdre et à chercher une victoire sans prendre de risques. Ce calcul leur permet d’empocher un point, mais surtout de perdre deux points sur le leader.

L’E.O.G.K. avec les tripes
Les trois derniers matches avaient un tout autre intérêt. Pour les équipes mal-classées, il était impératif de l’emporter, surtout à domicile. C’était le cas pour le C.S.H.L. et l’O.B., mais il ont dû déchanter face à deux outsiders qui ont appris à s’accrocher et à voyager sérieusement. Le S.T. et El Gawafel ont fait plus que jeu égal, respectivement à Hammam-Lif et à Béja, et les locaux ne pouvaient se plaindre d’avoir grignoté, au moins, un point.
C’est le dernier match au programme qui a été le plus animé et le plus indécis. Entre une E.O.G.K. bloquée depuis quelques semaines et une E.S. Zarzis qui s’est remise à espérer, les débats furent âpres et sans merci. Les visiteurs ont cru très tôt à la victoire et la réaction des Banlieusards a vu le match prendre une nouvelle tournure, dramatique pour les Sudistes qui «renouent» avec les défaites, mais salvatrice pour des locaux qui y ont cru jusqu’aux ultimes secondes.
C’est peut-être l’effet Yaâcoubi, un coach qui apprend facilement à ses troupes le sens du sacrifice et la rage de vaincre.

Kamel ZAÏEM

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Du côté des vestiaires

Belhassen Tounsi (Entr. adjoint C.S.H.L.)
«Les changements tactiques opérés en 2ème mi-temps furent très judicieux, puisque l’attaque carbura mieux et notre domination fut quasi-totale.
Notre fraîcheur physique aurait pu faire la différence, comme le prouva le pressing de plus en plus étouffant exercé sur la défense stadiste.
Le S.T. fut meilleur que nous en première mi-temps, mais le second half fut totalement hammam-lifois et nous aurions pur marquer au moins un but, mais l’arbitre Daâmi en a voulu autrement».

Roberthino (Entr. S.T.)
«Nous avons fait une bonne première mi-temps avec un schéma tactique offensif. Nous avons raté 2 à 3 occasions et un penalty qui aurait pu donner une autre tournure au match.
En deuxième mi-temps le C.S.H.L. a renforcé son attaque, ce qui nous a obligé à reculer, d’où le pressing local qui a failli changer le résultat.
Mais nous avons su contenir intelligemment les assauts de notre adversaire, que je félicite pour son esprit offensif.
Au bout du compte, le S.T. a gagné un point».

M.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com