C.A. – E.S.H.S. (1-0) : Manque de fraîcheur et de lucidité





Entre une équipe clubiste qui a manqué de fraîcheur et de lucidité, et une autre soussienne manquant terriblement d’audace, l’assistance n’a pas eu à s’emballer.

Pourtant, tout indiquait au départ que le public qui a afflué en bon nombre comme à son accoutumée du côté clubiste était convié à une belle empoignade mettant aux prises le leader de la compétition et un protagoniste qui n’a pas démérité jusque-là, bien qu’il soit un néophyte parmi l’élite.
Mais ni l’un ni l’autre n’ont pu imprégner un rythme régulier aux débats, essentiellement au cours de la période initiale qui n’a valu que par l’engagement physique de l’équipe visiteuse laquelle n’a cédé aucun pouce du terrain, d’autant que les Clubistes répugnaient à aller aux contacts directs à l’exception peut-être de Lassad Ouertani, Mohamed Ali Gharzoul et, surtout, Jean-Pierre N’janka, sûr dans ses interventions. Le Camerounais aurait en outre réussi à soigner sa relance, mais il n’a pas connu la réussite escomptée faute de soutien de la part de ses partenaires de l’entrejeu.

Manque de solutions
L’absence de Sellami ne serait nullement étrangère à cet état, dans la mesure où son remplaçant Borhane Ghannem n’a pu s’intégrer, encore moins apporter le soutien nécessaire à ses partenaires de l’attaque. Ses compères du milieu, en l’occurrence Yahia et Ouertani, n’ont pas trouvé non plus leurs repères. Et comme un malheur n’arrive jamais seul les hommes de pointe ont été pratiquement absents.
Pis encore, Moussa Poukong, Maher Ameur et Zouheir Dhaouadi ont carrément erré dans la surface adverse sans parvenir à trouver la faille, ni à déverrouiller la défense compacte des Sahéliens, lesquels n’avaient pour seul objectif que de garder leurs filets inviolés.
Aussi, la première mi-temps aurait-elle apporté la preuve de l’incapacité des Clubistes, du moins les difficultés énormes qu’ils rencontrent à chaque fois qu’ils ont affaire à une petite cylindrée, se défendant avec les moyens du bord. Ils ont certes opté pour les tirs, mais les rares tentatives ont toutes été ratées. Seul l’essai de Wissem Yahia aurait connu un meilleur sort n'eut été l’excellent réflexe du gardien Karim Laamouri, déviant le cuir en corner et sauvant ainsi son équipe à un moment crucial.

La délivrance
Les Clubistes ont pour ainsi dire peiné, n’ayant pu trouver les solutions idoines pour faire sauter le verrou adverse, ni mettre en échec, du moins contourner le plan minutieusement préparé par Khaled Ben Sassi.
Bertrand Marchand a beau essayé d’insuffler un sang nouveau à sa formation en injectant tour à tour Foued Bouguerra et Walid Hichri. Mais il était clair que le premier n’a visiblement pas retrouvé ses sensations, quant au second, il a certes apporté un peu de vivacité et essayé de secouer la léthargie des siens, mais sans connaître pour autant de réussite.
Le longiligne «jocker» de Bertrand Marchand a eu toutefois le mérite de constituer un danger permanent pour l’arrière-garde adverse tout au long des vingt minutes qu’il a disputées, grâce essentiellement à ses coups de tête ravageurs qui ont trouvé par deux fois Laamouri à la parade.
Heureusement pour les «Rouge et Blanc» que la délivrance est venue à la suite d’une balle arrêtée. Il faut dire que la chance y était également pour permettre à Zaalani de transformer son coup franc et au CA d’empocher trois précieux points.

Formations

CA : Boumnijel, Zaalani, Gharzoul, N’janka, Amri, Yahia, Ouertani, Ghannem (Akaïchi 84’), Poukong, Ameur (Bouguerra 59’), Dhaouadi (Hichri 70’).

ESHS : Laamouri, Frigui, Bennour, Saïbi, Arouri (Ghazi 90’), Fodé, Franck, Salhi, Maatoug (Bacha 75’), M’baye, Naïmi (Karoui 65’).

Mansour AMARA

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Un homme dans le match
Bilel «forever»

Une scène empoignante qui a ému tous les présents au stade El Menzah, dimanche dernier. Un hommage posthume au jeune supporter Bilel Bouzazi qui a péri sous les roues d’un bus alors qu’il rentrait chez lui après avoir assisté à la rencontre CA - Kadissia dix jours plus tôt.
Les joueurs clubistes et leurs homologues Hammam-Soussiens ont arboré des tee-shirts à l’effigie du jeune disparu à leur entrée sur la pelouse. Ils sont allés par la suite du côté des virages se recueillir et réciter la «Fatiha» devant le portrait du jeune garçon, avant d’offrir les t-shirts au public.
Un geste très apprécié par l’assistance et le paternel de la victime, lui-même présent au stade accompagné de sa fille portant, elle, le maillot n°12 sur lequel était inscrit le nom de Bilel...

M.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com