F.T.F. (Election à 5 ou à 15) : Mais qui veut tout faire… éclater ?





Les suggestions faites par la F.T.F pour rectifier certains de ses règlements internes n’ont pas eu l’aval de la FIFA, toujours aussi exigeante. Au sein du Bureau Fédéral, il y en a ceux qui ont accueilli ce refus avec joie car il fait leur jeu afin d’aboutir à leurs objectifs.

Au moment où la FIFA réclame le passage par les urnes pour tous les membres du Bureau fédéral, certaines voix s’élèvent encore pour exiger de nouvelles élections pour la totalité des sièges au B.F. Or, les principes de la FIFA sont clairs et les dix membres qui ont été élus par les clubs ne peuvent plus être contestés, car cela risque de provoquer une nouvelle crise avec l’instance footballistique suprême. A moins que le B.F ne décide de présenter une démission en bloc et c’est à ce moment là qu’on pourrait parler de l’élection de quinze membres. Devant une telle situation, ceux qui tiennent à un éclatement au sein du B.F ont déjà engagé une véritable compagne qui, en cas de réussite, pourrait amener l’actuel Bureau fédéral à une démission collective. Mais comment y parvenir? Là, il fallait utiliser une bonne stratégie, et celle choisie par ces gens-là est en train de porter ses fruits. Pour y parvenir, il fallait discréditer le B.F actuel et son président en particulier et ce en provoquant le maximum de problèmes et d’affaires. Sachant que M. Labiedh, le président, agit beaucoup de fois à titre personnel sans aviser ses membres, ses détracteurs, conduits par un «parti d’opposition» au sein du B.F, agissent actuellement pour tirer le meilleur profit de ce désordre régnant à la fédération. Les présidents de certains clubs n’ont, d’ailleurs, pas hésité à entrer en jeu et à envenimer davantage cette ambiance afin d’accentuer la colère et la désapprobation des parties prenantes du football national et en particulier la tutelle. Dès lors, on se s’étonne plus de voir quelques présidents s’en prendre gratuitement, parfois d’une manière inconvenante et impolie, au patron de la FTF, qui, malheureusement, n’a pas été irréprochable, en commettant des gaffes surprenantes. D’ailleurs, la vague des protestations contre les désignations et les prestations des arbitres n’en est qu’une partie de cette stratégie qui vise à miner la stabilité du B.F et à provoquer une «révolte» au sein des clubs.

Cohabitation impossible
La campagne dont nous parlons fera gagner à ses stratèges beaucoup de choses. Outre le départ espéré de M. Ali Labiedh, l’actuel président, une élection générale pourrait aboutir également au départ d’autres membres influents qui sont actuellement du côté du président. Sans entrer davantage dans les détails, tout le monde sait que deux clubs font actuellement la loi au sein du B.F. C’est dire que l’ambiance est insoutenable.

On n’est pas sorti de l’auberge
Pour le moment, c’est du temps que le B.F en a réellement besoin. Il va falloir reviser encore une fois les rectifications contestées, se mettre à préparer la prochaine Assemblée générale extraordinaire tout en gardant un œil attentif sur les diverses compétitions et sur l’épineux dossier de l’arbitrage. Avec une telle charge de travail, les membres fédéraux pourraient peut-être consacrer plus de temps au football et aux réels principes de leur noble mission et oublier pour un certain temps les déchirements internes et les guerres ouvertes au sein de leur propre structure. Là, il s’agit d’un simple vœu car le football tunisien, malgré ses hauts et ses bas, mérite une bien meilleure sollicitation et un sens plus accru de sacrifices. Malheureusement, ce qui se passe actuellement à la F.T.F nous fait revenir des pas énormes en arrière et on a même l’impression que le décor n’a pas beaucoup changé et que des doigts continuent, de loin, à faire vibrer les cordes à leur guise.

Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com