Annan : Iran et Syrie doivent être associés aux efforts de règlement en Irak





Le Quotidien-Agences
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a estimé hier qu'il fallait impliquer "les pays voisins" de l'Irak, citant la Syrie et l'Iran, dans la recherche d'une solution à la crise.
"Je ne sais pas quelle décision" le président américain George W. Bush va prendre, mais "j'estime qu'il faut engager les pays voisins, Iran et Syrie", a déclaré Annan dans un entretien en français à Radio France internationale (RFI).
"J'estime que ce genre de conférence peut aider, peut aider les Irakiens à trouver une sorte de conciliation, et vraiment discuter des questions de fond, qui jusqu'à aujourd'hui n'ont pas pu être réglées", a-t-il ajouté.
Interrogé pour savoir s'il fallait un dialogue direct entre Washington, Damas et Téhéran, Annan a répondu: "Je ne sais pas quelle forme la discussion va prendre mais en tout cas j'estime qu'il (Bush) doit parler".
Un changement de stratégie américain en Irak devrait être annoncé par le président américain après la publication d'un rapport du Groupe d'études sur l'Irak.
Ce groupe, coprésidé par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker a préconisé l'ouverture d'un dialogue direct avec Damas et Téhéran.
Annan a expliqué que la situation en Irak était l'un de ses regrets en fin de mandat.
En Irak, "la situation s'est détériorée". "Au début, je n'ai pas dit que c'était une guerre civile parce que ce n'était pas le cas. Mais avec la progression, ça devient plus clair", a-t-il déclaré.
"J'étais contre la guerre" menée par les Américains en Irak, "je n'ai jamais soutenu la guerre. Ma position était claire", a-t-il rappelé.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com