Poutine reçoit Assad : «La Syrie joue et jouera un rôle important au P.O.»





• Assad : Damas n’acceptera aucune instruction de Washington

Le président russe Vladimir Poutine a salué hier le "rôle important" joué par la Syrie au Proche-Orient en recevant au Kremlin son homologue syrien Bachar al-Assad.

Le Quotidien-Agences
"La Syrie a toujours joué, joue et jouera un rôle important" au Proche-Orient, a déclaré le président russe, allié traditionnel de Damas dans la région.
La Syrie est pointée du doigt par les Occidentaux pour son éventuelle implication dans la fronde menée par l'opposition libanaise pro-syrienne à Beyrouth contre le gouvernement libanais depuis début décembre.
"Nous continuons de la manière la plus active de participer au règlement (des conflits) au Proche-Orient, maintenons nos contacts avec toutes les forces politiques en Palestine, et compte tenu du développement dramatique de la situation dans les territoires palestiniens, il me serait utile et intéressant d'entendre votre opinion sur la situation", a ajouté Poutine.
Partisans du Hamas et du Fatah s'affrontent violemment à Gaza depuis plusieurs jours. Six Palestiniens ont ainsi été tués depuis samedi, après l'annonce par le président Mahmoud Abbas de la tenue d'élections anticipées, rejetées par le Hamas qui est à la tête du gouvernement.
Bachar al-Assad a entamé lundi une visite de travail de deux jours à Moscou. Le président syrien qui a conservé en Moscou un précieux interlocuteur alors qu'il était de plus en plus isolé sur la scène internationale, effectue sa deuxième visite en Russie depuis sa prise de fonction, la première remontant à janvier 2005.
Sa visite suit de quatre jours celle du Premier ministre libanais Fouad Siniora qui a affirmé avoir obtenu le soutien du président Vladimir Poutine
dans le bras de fer avec l'opposition pro-syrienne à Beyrouth.
Pour sa part, le président syrien Bachar al-Assad a déclaré que son pays était "ouvert au dialogue" avec les Etats-Unis mais qu'il n'accepterait "aucune instruction" de la part de Washington.
"Il faut qu'ils (les Américains) fassent la différence entre dialoguer et donner des instructions", a dit Assad devant la presse à l'occasion d'une visite de travail à Moscou.
"Nous sommes ouverts au dialogue mais nous ne recevrons pas d'instructions. Tout dialogue est utile à condition qu'on discute des intérêts des deux pays impliqués", a-t-il ajouté.
Le rapport de la commission Baker sur l'Irak, publié début décembre, avait recommandé au président américain George W. Bush l'ouverture d'un dialogue avec la Syrie et l'Iran, ce qui fait l'objet d'un vif débat à Washington.

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L'Italie reste favorable à un dialogue avec la Syrie

L'Italie, malgré le scepticisme d'autres pays de l'UE, reste favorable à un dialogue avec la Syrie, a affirmé un membre du gouvernement italien participant hier à Paris à un débat sur le Moyen-Orient au moment où Damas appelle Israël à négocier.
Pour régler les conflits en cours au Liban, en Palestine ou en Irak, "il faut lancer un dialogue avec les différents pays de cette zone, en particulier avec la Syrie, en dépassant les divergences au sein de l'Union européenne sur la question syrienne", a déclaré le sous-secrétaire d'Etat italien à la Défense Lorenzo Forcieri devant l'assemblée de l'UEO (Union de l'Europe occidentale).
"Je pense qu'il faut que l'UE donne des preuves concrètes et visibles de son unité" sur ce dossier, a-t-il ajouté.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com