Musique croisée : Vents de bonheur, force 440





Avec la direction de la RAI (chaîne internationale d’Italie), la Fondation Sicilienne a sélectionné pour la soirée de Noël, Vents 440, création musicale 2006 de notre Riadh Fehri national.
Ce dernier ne peut qu’être aux anges. Nous aussi.

Quand on a assisté, au printemps dernier à quelques répétitions de Vents 440 au Conservatoire de Sidi Bou Saïd, s’est profilée déjà devant nous la facture de ce spectacle qu’a peaufiné le luthiste Riadh Fehri pour le Festival international de Carthage.
C’était en effet le premier concert tunisien de la 42ème édition, qui plus est, tombé le mardi 25 juillet. Autrement dit, le jour de la Fête de la République. Pour X raisons, nous n’avons pas eu la chance d’assister à ce spectacle savant que seuls les professionnels peuvent en juger. Et on a franchement fait un ratage. Il n’y a pas très longtemps, un DVD tiré de Vents 440, a vu le jour. Ce qui nous a permis de voir, revoir, écouter le moindre son, la moindre note à notre aise de cette création de musique croisée. On y trouve un brin de tout bord et le nom de Vents 440 (une mesure de fréquence) nous dit tout sur ce mouvement artistique qui refuse les frontières. Ainsi les airs se côtoient avec bonheur, se confondent et se fondent versant dans une rivière, fluide et claire, de paix et de richesse…, de fertilité.
De ce DVD de Vents 440 (produit notamment par La RTT qui l’a enregistré et pas encore diffusé sur le petit écran), les amoureux du grand art ne peuvent que s’enorgueillir et à chaque moment où ils sentent le besoin d’écouter un bon produit, ils ont sous la main de quoi répondre à leurs attentes.
Nous sommes devant un Riadh Fehri, au sommet de son art et bien accompagné. Avec en chair et en os, L’Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne. Je dis bien avec cet orchestre de renommée internationale depuis un siècle.
Sous la houlette du maestro UWE Theimer, le son a été donné pour interpréter des genres et des registres divers avec “Nuits de Marrakech”, “Awtar”, “Marche saharienne”, “Sabika”, “Sidi Bou Saïd”, “L’Andalousie”, “Kantara”, “L’Inquiétude, “Le Minaret et La tour” et bien sûr “Vents 440”. Chaque morceau complète avec harmonie l’autre. Un mariage heureux et bien consommé.
Sur scène, il y a à part les Viennois, des monstres sacrés de l’instrument. Nous pouvons citer les Thommas Rosenkranz au piano, Pedro Eustache (flûte), Anne-Marie Calhoun, la déesse du violon, Brennan Gilmore à la guitare, Zack Blatter (contrebasse), Riadh Fehri au ûd, Seïfallah B. Abderrazek (violon), Slim Jaziri au qanûn, Adel Azzouz à la guitare basse et le “démon” des percussions, notre Lassaâd Hosni, le magnifique.
Rien que par ces noms, on peut avoir une idée diagonale sur la qualité du spectacle. Un spectacle tout en accord.
La semaine dernière, Riadh Fehri -invité en Italie et porté au pinacle par la RAI qui va diffuser sur écran dans un Spécial Noël, des extraits de Vents 440- était aux anges. Et RAI va encore plus loin. Dorénavant, elle va parrainer tous les projets de Riadh Fehri. Et pour cause: Les musiques croisées qui font le label de notre artiste, sont un appel au dialogue entre les cultures du monde. Un vrai appel à la cohabitation, à l’entente, à la paix. Un appel digne d’être diffusé sur écran.

Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com