Parti Démocratique Progressiste : Le Congrès de toutes les discordes…





Le 4ème Congrès du Parti Démocratique Progressiste (PDP) a démarré hier à Tunis dans une ambiance extrêmement chaude. Outre la question de l’alternance, la ligne politique de cette formation d’opposition divise profondément les militants.

Tunis-Le Quotidien
Le fondateur du Rassemblement Socialiste Progressiste, formation de gauche créée en 1981, avant d’être rebaptisé Parti Démocratique Progressiste en juin 2001, Ahmed Néjib Chebbi, a réitéré son attachement à ne plus être candidat à sa propre succession. C’est dire que l’alternance à la tête de ce parti constitue l’un des principaux enjeux de ses assises nationales qui se déroulent depuis hier entre Tunis et Nabeul. Une question taraude depuis quelques mois les esprits des militants. Qui pourrait succéder à ce secrétaire général qui tient depuis près d’un quart de siècles en main les destinées du parti ? Trois membres du Bureau politique ont jusqu’à hier annoncé leurs candidatures : Maya Jéribi et Amor Mejri. Quant à Mohamed Goumani, il a renoncé à participer à la course électorale sur fond de divergences profondes sur la ligne politique future du parti. Ce membre du Bureau politique est, entre autres, le tenant d’une tendance modérée qui prône le dialogue avec le pouvoir et la transformation du parti en une «force de proposition» afin de mettre fin à son isolement.
Une deuxième tendance ne partage pas les «convictions» des militants modérés d’autant plus que cette formation d’opposition constitue depuis son dernier Congrès une mosaïque de courants et de sensibilités idéologiquement contradictoires.
Le Congrès sera, de ce fait, marqué par un débat chaud sur l’identité du parti et ses rapports avec le pouvoir et la société civile. Reste désormais à savoir si ce Congrès va permettre au PDP de se repositionner sur l’échiquier politique national ? Wait and see...

W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com