Tunis Il falsifie des documents pour s’emparer de l’héritage





Non seulement il a volé tout l’argent laissé par son père, mais il n’a pas eu froid aux yeux en falsifiant des documents en vue de priver ses frères et sœurs de leurs parts dans l’héritage.

Tunis - Le Quotidien
Qu’est-ce qui peut survenir pour que des frères se déclarent la guerre? Il faut dire que se sont les scénarios classiques qui se répètent chaque fois et qui sont à l’origine de la dégradation des rapports entre les frères nés d’un même père et d’une même mère à savoir l’argent et les histoires de jalousie entre les femmes.
En témoigne cette affaire qui a éclaté suite à une plainte déposée par deux sœurs et deux frères à l’encontre de leur aîné. Dans leur déposition, les plaignants faisaient état de plusieurs abus commis par leur frère qui depuis la mort de leur père gérait le patrimoine familial sans rendre de comptes à personne.
Finalement, les héritiers se sont manifestés pour réclamer leurs parts dans l’héritage. Coup de théâtre, le frangin a refusé de leur remettre le moindre millime prétendant que leur père lui a vendu tous ses biens avant de mourir. C’est ainsi qu’ils ont chargé un huissier notaire pour évaluer le patrimoine familial et vérifier les dires de leur frangin.
Dans son procès-verbal, rendu après vérification, l’expert a confirmé l’existence d’un compte bancaire d’un montant de trente-cinq mille dinars et deux maisons ainsi que de trois locaux commerciaux. L’héritage est estimé à trois cent cinquante mille dinars entre biens mobiliers et immobiliers.
C’est alors que les héritiers ont demandé des comptes à leur frère. Ce dernier non seulement il a refusé de les entendre mais également il a prétendu avoir acheté à son père tous ses biens.
Se trouvant dans l’obligation de présenter les documents qui confirment ses dires, le frangin a montré un acte de vente et une procuration signée par son père et qui lui donne le droit de gérer le patrimoine familial. Les deux documents ont fait l’objet d’une plainte déposée par les héritiers qui ont accusé le suspect d’avoir falsifié les deux actes en question.
Remis à un juge d’instruction, le dossier de cette affaire a été examiné par le magistrat qui a décidé de désigner un expert afin d’examiner l’authenticité des deux documents.
Le verdict de cet expert a été sans appel puisqu’il a conclu à l’existence de falsification. Du coup, le frangin s’est trouvé impliqué dans une grave affaire de faux et d’usage de faux.
Un délit que l’accusé continue toujours de nier clamant son innocence. N’empêche qu’il a été écroué en attendant d’être traduit devant la justice.

H.M.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com