Projection : La liberté, un problème de tous!





“L’ombre de Liberty”, un long-métrage du Gabonais Léon Imunga Ivanga et “Problème de tous” un court métrage de Cheïkh Fantamody Camara ont été projetés lundi à la salle “Le Mondial”.

Pour tous ceux qui ont l’oreille rivée sur l’actualité en Afrique, les guerres civiles ont fait légion au Liberia. Même les pays frontaliers comme la Guinée, la Côte d’Ivoire n’ont pas été épargnés par cette guerre civile qui a fait des milliers de morts. Les causes sont multiples. Misère, et pauvreté sont ainsi autant de causes à l’origine de ces guerres civiles dont les conséquences restent prévisibles. “Problème de tous”, ce court métrage d’une durée de 30 minutes braque pleins feux justement sur ces conséquences.
L’histoire du film montre à bien des égards que la Guinée était aussi l’un des pays les plus touchés par cette guerre de conflits.
Nous sommes dans l’une des régions frontalières de la Sierra Leone. Dans cette localité, les jeunes garçons se convertissent au banditisme, tandis que les jeunes filles se livrent à la prostitution. Finalement, une certain confusion se crée. “Problème de tous”, nous livre à chaud une atmosphère de désolation, une société malade et une localité livrée à elle-même. Le tout a été concocté avec une ambiance authentique qui allie la clarté au langage cinématographique moderne.
“Ombre de Liberty” pour sa part est un témoignage percutant et poignant sur le long chemin qui mène à la liberté. Tout se passe au Gabon. Le film braque pleins feux sur l’histoire de deux couples. L’un est fragilisé par la maladie de son enfant, l'autre est déchiré par l’extravagance de la femme et l’ambition du mari, en quête d’une liberté introuvable. Journaliste qu’il est, il fait face tout au long de sa carrière à la brutalité policière tandis que sa femme est le plus souvent piégée par la descente des forces de l’ordre dans les boites de nuit. Ce film montre, tous azimuts, combien la liberté est bafouée sur tous les plans. Comme une sorte de message lancé aux gouvernements africains. Ce film montre aussi dans quelle mesure, la répression contre toutes les formes de liberté dans certains pays est encouragée. Car le capitaine tortionnaire qui a assassiné “Liberty”, héros de ce film fut décoré pour “services rendus à la nation”.
“L’ombre de Liberty” finit ainsi par une séquence émotive qui incite à la réflexion. Il s’inscrit dans la lignée des films engagés et même “osés” qui occultent la réalité de la liberté à laquelle on rêve dans certains pays d’Afrique. D’une durée d’une heure et 40 minutes, ce film vient d’être projeté, en avant-première mondiale au cinéma “Le Mondial”. Il a séduit les cinéphiles à plus d’un titre.

O.W.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com