Exportation des fruits et légumes : Mieux emballer pour mieux vendre…





L’adaptation des emballages des fruits et légumes aux exigences de l’exportation a constitué la problématique abordée avant-hier par les professionnels du secteur agroalimentaire et de l’industrie de l’emballage lors d’une journée de sensibilisation organisée à Tunis.

Tunis - Le Quotidien
La tendance générale des exportations agricoles fait ressortir que la filière des fruits et légumes dispose de bonnes opportunités d’exportation si elle parvienne à relever les défis de la compétitivité dans les marchés cibles.
Les principaux handicaps entravant le développement d’une véritable production exportable ont été évoqués au cours de l’atelier tenu au siège de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP).
Ce qu’il faut constater c’est que les fruits et légumes réalisent des parts de plus en plus notables dans la composition générale des exportations. D’après les statistiques du Groupement Interprofessionnel de Fruits (GIFRUITS), la production du secteur a réalisé une croissance de 25% et ce au cours des neuf premiers mois de 2006. Cette bonne moisson a permis de tirer vers le haut le volume des exportations des fruits de la saison d’été en exportant quelque 20762 tonnes de diverses espèces, soit une évolution équivalente à 72%.
Les mêmes résultats montrent également que les pays de l’Europe constituent toujours la principale destination des fruits exportés par la Tunisie avec plus de 62%. Les autres marchés sont successivement la Libye et les pays du Golfe qui importent respectivement 32,5% et 3,5% des fruits tunisiens.
L’objectif demeure plus ambitieux pour la filière puisque le GIFRUITS entend stimuler les professionnels pour qu’ils s’investissent davantage dans les nouveaux créneaux telles les pastèques. Ce produit de plus en plus prisé par le consommateur européen doit bénéficier d’un intérêt particulier de la part des exportateurs. Pour développer l’exportation de ce fruit, le GIFRUITS table sur une moyenne de 20 mille tonnes exportables chaque année d’ici 2010.
A noter que les exportations tunisiennes des fruits et légumes sont marquées par une irrégularité due aux contraintes variant entre climatiques, structurelles et institutionnelles. Il s’agit entre autres d’une absence d’une production spécialement destinée à l’exportation, un coût de production et de transport plus ou moins élevé, le manque de structures de collecte et de conditionnement et enfin une inadéquation de certaines variétés de produits aux exigences des marchés cibles.
M. Mabrouk El Bahri, président de l’UTAP, indique qu’une très large variété de nouveaux fruits, comme les pastèques, sont sollicités sur les marchés extérieurs. «Nous en produisons en très grandes quantités et leur qualité est très compétitive mais quand il s’agit de les exporter il y a quelque chose qui fait défaut. C’est la mise en forme du produit par l’emballage qui nécessite de la recherche et de la créativité pour qu’il véhicule à la fois les spécificités du produit et l’image de la Tunisie».
Le développement d’une nouvelle culture d’emballage auprès des exportateurs reposant sur une conception qui répond aux exigences des marchés cibles constitue, selon les participants à cet atelier, un outil incontournable pour mieux positionner les fruits et légumes tunisiens sur les marchés classiques notamment l’Europe, et conquérir de nouvelles niches.
Mme Lémia Thabet, Directrice Générale du Centre Technique de l’Emballage et du Conditionnement (PACTEC), indique à ce propos que l’emballage se trouve en première ligne dans le processus de l’exportation. Il se place comme étant un levier très important pour un positionnement suffisamment compétitif de tout produit sur les marchés extérieurs.

H. Ghédiri




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com