Compétition officielle «Attente» : La paix utopique





On ne peut pas faire un cinéma palestinien sans raconter la souffrance quotidienne que vivent les Palestiniens sur les territoires et surtout ceux de l’extérieur, les réfugiés. «L’attente», un long métrage qui résume une affliction qui continue à peser lourdement…Une attente sans espoir !

Dans un camp de réfugiés de la bande de Gaza, Rachid Machharaoui a ouvert les yeux en 1962. Dans ce contexte tragique, cet enfant palestinien a grandi, choisissant de raconter un vécu ponctué d’espoir et de désespoir. «Couvre-feu» (1993), «Haïfa» (1995), «Un ticket pour Jérusalem» (2002) et «Arafat, mon frère» (2005), des longs métrages qui ont présenté ce Palestinien au public tunisien.
Avec « Attente », ce réalisateur nous revient pour raconter la plaie de la Palestine, sa déchirure…un film qui s’inscrit dans la lignée de bon nombre de productions cinématographiques palestiniennes. Les Palestiniens ne peuvent pas raconter des histoires loin de ce vécu…Ils sont nés et ont grandi sous l’occupation, sous l’injustice israélienne avec un seul rêve : récupérer la Palestine violée.
«Attente» ne déroge pas à la règle et Rachid Machharaoui a continué à poser des questions et à interroger la conscience arabe et mondiale. Comment peut- on construire un théâtre national palestinien alors que l’Etat est encore en gestation ? De cette question, ce réalisateur est parti pour nous filmer la douleur des Palestiniens dans les camps palestiniens en Syrie, en Jordanie et au Liban. Des séances d’audition et de castings ici et là nous dévoilent les multiples facettes de la souffrance palestinienne, la souffrance de plus de quatre millions de réfugiés qui rêvent de retrouver leurs familles et de respirer des brises palestiniennes.
C’est ce rêve de retour, cet espoir qui permet aux Palestiniens de continuer à vivre. De l’engagement? Le cinéma palestinien ne peut être qu’une affirmation de l’identité et de l’existence palestiniennes malgré cette indifférence internationale. Rachid Machharaoui a remis en question tous les accords et toutes les décisions politiques, y compris celui d’Oslo en filmant cette souffrance. Rachid Machharaoui, scénariste, ne se cache pas derrière ces images de la peine et de la nostalgie. Au contraire, il charge son film politiquement. Aujourd’hui, les Palestiniens ont besoin de plus que de ces cris d’indignation, des promesses de l’Union Européenne, de l’Organisation des Nations Unies… et de ces regards de pitié ; ils ont besoin d’une solution radicale. Dans «Attente», Rachid Machharaoui interpelle la conscience internationale, les âmes et les esprits libres ; un appel qui a été applaudi par le public tunisien et les invités des J.C.C 2006. A cœur vaillant, rien d’impossible !

Imen ABDERRAHMANI

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Flashs

Le chat, cinéphile !
La belle française Brigitte Bardot ne peut qu’être fière et heureuse de cette collaboration volontaire de la part des administrateurs de la salle «Le Colisée» qui ont adhéré à leur manière dans la défense des animaux. Lors de la séance de 15h00 et avant la projection du court métrage palestinien «Be quiet», on a pu admirer la quiétude d’un chat ou d’une chatte qui a fait quelques pas — avec une grande confiance ! — sur la scène avant de la quitter. Habitué de la salle et de ses ambiances, notre chat n’a pas paniqué en voyant ce grand nombre de personnes dans la salle. Au contraire, il a tourné la tête et a regardé avant de se décider à entrer dans les coulisses. B.B doit être contente de cette histoire et de ce nouveau partenariat avec les Journées Cinématographiques de Carthage !

Ski, performances libres !
Les gérants de la salle «Le Colisée» ont choisi d’offrir aux cinéphiles une séance libre de ski. Soucieux de protéger le décor- et quel décor !- pour qu’il garde sa blancheur jusqu’à la cérémonie de clôture, prévue pour samedi, ils ont plastifié la scène et l’avant scène jusqu’à arriver à la première rangée. En essayant de rejoindre leurs places, les cinéphiles se glissaient à droite et à gauche. Les essais se multiplient ici et là pour apprendre à skier. Mais à quel prix ? Car à la recherche de l’équilibre perdu, on risque de tomber dans les bras de quelqu’un ou de se flanquer par terre devant les yeux de tout le monde. Passionnés des sports d’hiver, n’hésitez pas à nous rejoindre dans cette salle pour une répétition générale... gratuite !

I.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com