J.S.K. : Réussir la transition





Les Kairouanais qui vivent une nouvelle désillusion depuis le début de la saison ont favorablement accueilli la désignation de l’enfant du club, Othman Chehaïbi, pour succéder à Mohamed Bacha, démissionnaire à l’issue du match retard disputé à Djerba, la semaine dernière.
La défaite dans un match où les joueurs de la JSK étaient redevables d’une réaction d’amour propre écrasante tout au long de la rencontre et la bonne douzaine d’occasions nettes de scorer, étrangement ratées face à l’ASD, ont confirmé le blocage psychologique des camarades de Hmam. D’ailleurs, le départ de Bacha (il est vrai que l’homme et malgré les compétences incontestables, n’était pas dans son élément ces derniers temps préférant rendre le tablier ayant en fin de compte une réputation et un… mental à préserver!) et l’arrivée de Othman Chehaïbi s’inscrivent dans une perspective graduelle de redressement et de remise en selle de l’équipe aghlabide appelée, non seulement à présenter un football en totale rupture avec la période de vaches maigres de ces derniers jours, mais également à jouer les premiers rôles et pourquoi pas dominer ce championnat de Ligue 2.
Le statut et la renommée de la JSK ne peuvent soutenir une disette prolongée ou une quelconque traversée du désert. La JSK (nous ne le répéterons jamais assez) est capable de se hisser à un certain niveau de performance si l’union sacrée autour du club est acquise et si tous les Kairounais daignent enfin se rappeler qu’ils ont un rôle déterminant à jouer en cette période cruciale de la vie du club. Et puis, sans le soutien, l’amour et le dévouement de ses supporters, la JSK se sentira orpheline.
Pourvu que l’avènement (qui a fait l’unanimité) de Chehaïbi à la tête de l’équipe fanion et celui de Fethi B. Ghanem au niveau des sections des jeunes puissent remettre de l’ordre en la demeure et favoriser la réalisation des objectifs de l’équipe.
La JSK, voilà un club formateur, considéré à juste titre, d’ailleurs, comme le principal vivier du pays et qui, sans l’exode massif de ses joueurs qui l’a affaibli, aurait pu briguer un rôle et un statut autrement plus intéressant sur la scène footballistique. Lorsqu’un club arrive à produire tout ce beau monde qui fait aujourd’hui le bonheur des plus grands clubs du championnat (Kasraoui, Sellami, Ben Nacer, Ouertani, Dhaouadi, Helali, H. Sellami, A. Chermiti, Badra, Derbal), il n’a pas le droit de sombrer de la sorte ou de se soumettre à la moindre résignation. Aussi, l’arrivée (ou plutôt le retour) de Chehaïbi qui n’est autre que le directeur technique des jeunes au centre de formation, depuis des années, constitue un gage de réussite supplémentaire pour la JSK, surtout lorsqu’on apprend que, désormais, plusieurs jeunes seront lancés pour infuser un sang nouveau et sortir l’équipe de sa léthargie actuelle. Des jeunes comme J. Mahdouani, B. Trabelsi, H. Helali, S. Lounis et R. Saïdi ont déjà annoncé la couleur lors du match de Coupe de dimanche dernier face à la JSO et ne manqueront pas de confirmer leur talent sous la houlette de Chehaïbi qui œuvrera -moyennant un dosage savant- à assurer la progression de ces jeunes, préserver leur mental et préparer leur heure. Il aura la lourde tâche de réussir la transition décrétée par le club, d’assurer l’intégration des jeunes sans se départir des exigences du moment car, faut-il le rappeler, la JSK n’a pas le droit de se tromper d’objectif qui n’est autre que le retour parmi l’élite. Tout autre discours, approche ou thèse n’est que… littérature.

Hichem NSIR




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com