Propreté de l’environnement : La collecte des déchets est onéreuse…





L’avancement du projet Ville-Jardin s’inscrivant dans le cadre du Programme National de la Propreté et de l’Esthétique de l’Environnement (PNPEE), a été l’objet d’une conférence de presse donnée hier au siège du CITET par M. Mohamed Mehdi Mlika, président de la Commission Nationale de la Propreté et de l’Esthétique de l’Environnement.

Tunis-Le Quotidien
Le projet Ville-Jardin qui a démarré depuis 3 ans constitue, selon M. Mehdi Mlika, une composante nouvelle et innovante qui vise à intégrer la protection de l’environnement dans la stratégie du développement durable pour la qualité de la vie. «Il s’agit d’un des plus importants mécanismes pour la concrétisation du contenu du point 5 du Programme présidentiel pour la Tunisie de demain», a-t-il indiqué.
Rappelons que la directive présidentielle ordonne de réaliser d’ici 2009 au minimum 14 m2 d’espace vert par habitant. Un objectif qui constitue d’ailleurs un critère d’attribution du label Ville-Jardin aux villes candidates au programme.
Dans ce cadre, le président de la Commission Nationale de la Propreté et de l’Esthétique de l’Environnement a précisé que 15 villes se sont d’ores et déjà engagées dans le programme. Pour être éligible au label Ville-Jardin, les villes candidates sont appelées en fait à répondre à 13 critères qui ont été présentés par le conférencier (Voir encadré). D’ici 2008, 30 villes doivent intégrer le projet.

Argent et déchets
Le deuxième volet de cette conférence a été consacré à la présentation des résultats réalisés à l’échelle municipale et régionale en ce qui concerne le Programme National de la Propreté et de l’Esthétique de l’Environnement (PNPEE).
Depuis le démarrage du programme, 10 millions de dinars ont été dépensés pour l’exécution des différentes actions de propreté et d’embellissement : 200 villes et une centaine de zones rurales ayant adhéré à ce programme ont bénéficié de ce financement.
Selon M. Mlika, 40% de ces fonds ont été consacrés à l’exécution du programme dans les villes de Grand Tunis, soit 110 régions. Depuis son entrée en vigueur, le programme s’était intervenu dans 250 zones. Il a permis entre autres de réaliser 200 milles m2 de trottoirs et de 100 boulevards de l’environnement ainsi que la revalorisation de 1500 terrains servant jadis de décharges anarchiques d’ordures.
Toujours dans le cadre du PNPEE, la commission chargée de l’exécution du programme consacre annuellement une enveloppe budgétaire qui dépasse les 10 millions de dinars pour la collecte des déchets plastiques. M. Mehdi Mlika a fait remarquer que la multiplicité des intervenants dans les circuits de la collecte tend à peser lourd sur les fonds du programme. «Onze milliards de millimes pour collecter 9000 tonnes de plastiques c’est beaucoup d’argent», a-t-il affirmé.
Il faut aussi préciser que le programme ne permet de collecter que le 20% de déchets existants dans la nature. Et la situation tend à se compliquer davantage : les Tunisiens tendent en fait à produire encore plus de déchets plastiques au cours des années à venir. On estime déjà cette croissance de production de déchets plastiques à plus de 13%. M. Mehdi Mlika pense dans ce sens que la réussite de toutes les composantes du programme est tributaire au degré d’adhésion des citoyens.

H. Ghédiri

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«VILLE-JARDIN»: mode d’emploi !

Pour être éligible au label «Ville-Jardin», il faut répondre à un certain nombre de critères. Il s’agit des 13 conditions suivantes : réaliser un minimum de 14 m2 d’espace vert pour chaque habitant, réaliser au moins cinq espaces verts importants, un boulevard de l’environnement en bon état, la réalisation de trois artères principales bien aménagées (arbres d’alignement, éclairage public et d’ambiance, mobilier urbain...), existence d’un parcours de santé et/ou d’un circuit touristique, culturel, environnemental, conclusion de convention de partenariat avec une ou plusieurs associations œuvrant dans le domaine de l’environnement et du développement durable, l’adoption d’un arbre ou d’une plante ornementale, la réalisation d’au moins trois monuments ornementaux caractérisant la ville, la mise en œuvre d’un programme d’économie de l’eau et de l’énergie, la mise en œuvre d’un programme d’embellissement des balcons et façades impliquant les citoyens, l’aménagement approprié des entrées de la ville, en particulier en ce qui concerne l’esthétique et les espaces verts, conception et mise en œuvre d’un projet innovant en rapport avec l’un des axes du PNPEE et impliquant obligatoirement une association dans la phase de la gestion.

H.G




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com