Tourisme saharien : Le transport aérien au cœur des préoccupations





Un séminaire régional sur la situation actuelle et les perspectives du tourisme saharien a soulevé les préoccupations des professionnels de la région du Sud. Dans le cadre de la célébration de la Journée Nationale du Tourisme Saharien, le 12 Novembre, le Festival International du Sahara de Douz a choisi de consacrer cette manifestation à un sujet de brûlante actualité.

Tunis-Le Quotidien
En effet, le produit touristique saharien s’est développé tout au long des dernières années. Il constitue une alternative à haute compétitivité pour convoiter une nouvelle clientèle haut de gamme en particulier. Mais la commercialisation de ce produit bute toujours sur l’accessibilité aérienne à cette région.
Le séminaire a alors créé une occasion aux différents intervenants dans les zones touristiques du Sud- Ouest pour faire part de leurs préoccupations et propositions de solutions à M.Tijani Haddad, le ministre du tourisme mais aussi les responsables qui l’ont accompagné durant cette visite. Il s’est avéré que le transport aérien reste le souci majeur dans cette contrée.
Aussi bien Mouldi Hached que Jalel Bouricha, présidents respectifs des fédérations régionales de l’hôtellerie au Sud- Ouest et Sud- Est, ont axé leurs interventions sur ce problème. L’aéroport international de Tozeur- Nefta a été décidé «open sky» afin d’inciter et de faciliter les mouvements aériens. Or jusqu’alors, les compagnies aériennes ne semblent pas faire de premiers pas. On parle encore de l’éternelle question du développement du produit d’une part pour appuyer l’approche des transporteurs et des limites de la promotion à défaut d’accessibilité aérienne d’une autre part. Actuellement, c’est le même problème qui se pose. D’aucuns savent que le produit touristique saharien a bénéficié d’importantes réalisations à même de renforcer l’infrastructure et de diversifier l’offre. Pourtant, la rentabilité est en deçà des ambitions.
Le ministre n’a pas nié ce fait. Il a au contraire joint sa voix à celle des professionnels qui ont mis leur doigt sur ce problème.
Il est désormais grand temps que le ministère du transport mette sa main à la pâte. Il est clair qu’il s’agit d’un produit touristique. Mais sa pérennité et celle du secteur en général ne dépendent pas uniquement de l’administration de tutelle. Le transport aérien reste une composante fondamentale de cette dynamique. Néanmoins, pas grand chose n’est en train de se faire et en particulier du côté du Sud.

M. KADA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com