«R’da» et «Une place au soleil» : Entre coutumes et reconnaissance





Le public de la salle «Le Parnasse» a eu rendez-vous, avant-hier à 15h00, avec Mohamed Ahed Bensouda et Rachid Boutounes qui ont présenté, dans le cadre de la section «Panorama», leurs deux courts métrages : «R’da» pour Bensouda et «Une place au soleil» pour Boutounes.
Axant son film sur le vécu d’une famille marocaine traditionnelle, Bensouda a focalisé sa caméra sur quelques derniers us et coutumes qui continuent à vivre malgré les vents de modernité et d’ouverture qui ont marqué le Royaume, dans ces dernières années. Mohamed Ahed Bensouda a invité le public à découvrir des fragments de ces traditions, en retournant à 1940, dans le cadre d’un accouchement difficile ; un court à mi-chemin entre la fiction et la documentation. Le mérite de ce réalisateur est de porter à l’écran quelques fragments de la beauté naturelle marocaine…une beauté traduite dans l’architecture, le décor et dans ces cérémonies qui entourent la naissance, surtout quand le bébé est un mâle !
Rachid Boutounes a choisi pour sa part de tisser « Une place au soleil », loin des traditions, en jetant les lumières sur la vie de Ahmed, un immigré marocain. La soixantaine, Ahmed se prépare pour partir à la retraite après des années de travail assidu à la voirie…Convoqué à la mairie pour une cérémonie de gratitude pour ses efforts, Ahmed semble un peu perdu ! Dans cette production cinématographique dont la durée ne dépasse pas quatorze minutes, Rachid Boutounes a remis en question le rapport entre La France et les immigrés. C’est grâce à ces immigrés qui travaillent ici et là que la France est aujourd’hui cette « France » qui continue de nous charmer. Ces ouvriers ont besoin d’une reconnaissance plus concrète, d’être traités avec justice. Une question qui anime actuellement les grands débats politiques français !

Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com