Les JCC dansent sur les rythmes latinos : Show chaud





Les huit gars aux couleurs jaunes et vertes, lunettes noires et bonnets à la rasta nous ont servi avant-hier soir au Musée de la Ville de Tunis de toutes les sauces latines… Puis sont venus les autres… Viva Brasilia!
21 heures 40 ans au Palais Kheïreddine (Musée de Tunis) de la rue du Tribunal dans la Médina, la foule était impressionnante. De mémoire de tunisoise, nous n’avons jamais vu autant de gens dans ce haut lieu de mémoire.
Dans les parages, on a eu déjà un petit échantillon qui nous en dit long sur le genre d’invités… Les bagnoles étaient garées l’une à côté de l’autre. Les rétroviseurs se touchent même pliés et il nous est difficile d’ouvrir à notre aise même les portières de droite comme de gauche. Quant aux automobilistes non concernés par l’événement, ils ont eu vraiment du mal à se frayer un petit passage. C’était mollo, mollo pour ne pas écorcher le ton de leur carrosse.
La rue du Tribunal qui serpente étroitement nous a conduit tout naturellement jusqu’à la grande place. Impossible de vous décrire le nombre de silhouettes et des voitures de diplomates. A l’entrée du Musée, un “contrôle” assez sévère pour s’assurer de l’invitation. Nous trouvons ceci normal et dans ce genre de manifestation, la prudence s’impose toute seule. Dès qu’on a foulé le pavé de Kheïreddine, nous n’avons pas su comment bouger. A droite, à gauche, on ne cesse de dire “pardon madame, pardon monsieur”. De temps à autre, un serveur vous croise avec un plateau vide ou rempli et il ne sait plus à qui il a servi ces brochettes de viande et autres sodas de diverses couleurs. Comme tout le monde, on a poussé pour pouvoir avoir une place dans le hall. Puis dans les grandes salles, noircies par des femmes et des hommes, des vieux et moins vieux qui se côtoient heureux. Par-ci un fil de fumée, par-là une écharpe de fumée venant de cigarettes et formant tout un nuage dans l’espace. Et même quand on a ouvert les fenêtres, ça n’a vraiment servi à rien. Comme les… de gens -impuissante de les compter, nous avons pu avoir les deux pieds sur un carreau de petites dimensions. Ceci ne nous a point privé de bouger… et sans le moindre souci, on se tape le côté ou le dos de l’un et de l’autre. Car l’ambiance était à son comble. La musique était ensorcelante et pour toute la foule, il n’était pas facile de se tenir tranquille. On se déhanchait, on dansait (bien ou n’importe comment). On vibrait de partout. N’ayant pas de place pour les bras et coudes, on voyait au-dessus des têtes les mains de chacun et de chacune dans l’espace comme des branches d’arbres. Accordéon, tambour et tambourin et la fiesta à son zénith… “Belle ambiance”, disent les uns. D’autres en concluent: “oui mais on n’en peut plus” et ils rebroussent chemin, traînant les pieds. Le cœur, ils l’ont laissé, contraints derrière eux.
Derrière eux, les sons continuaient à résonner, à faire vibrer les murs des rues voisines. En face d’eux, il y a encore des gens qui arrivent. Le lendemain, on s’est dit amèrement, on aurait bien aimé rester jusqu’à la fin. Car il y a eu outre ces petits monstres brésiliens de Banda Do Pelo (qui vont traverser le jour de la clôture des JCC et en fanfare l’Avenue Habib Bourguiba), d’autres sons de cloche signés par les DJ résidents de Mosaïque FM et qui bossent les soirs dans les discothèques les plus en vogue aujourd’hui en Tunisie. Et quand on dit c’est animé par Rayhan et Maroo, on dit une référence musicale qui va drainer les fêtards qui sont chez nous si nombreux, peu importe le prix qu’on paie… au guichet. Pour revenir à ce troisième rendez-vous festif dans la Médina après l’avant-veille qui s’est déroulé à Hamouda Pacha et le premier du 13 novembre à Dar Lasram, on peut déduire et dire que c’est bien vu par les organisateurs qui doivent le revoir et en mieux pour les sessions à venir.

Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com