Occidentaux enlevés en Irak : La traque des ravisseurs continue





Les troupes irakiennes et celles de la Force multinationale poursuivaient hier leurs recherches pour retrouver des agents de sécurité occidentaux, enlevés jeudi par des milices dans le sud de l'Irak.

Le Quotidien-Agences
Ni l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad ni l'armée britannique déployée dans le sud où l'enlèvement a eu lieu n'étaient en mesure de confirmer l'annonce par les autorités de Bassorah de la découverte du corps d'un otage et la libération par la police de deux Américains.
"Nous aidons les forces irakiennes à traquer les ravisseurs, mais nous n'avons pas d'information sur le sort des otages", a dit le porte-parole militaire britannique, le capitaine Mike Baker.
La compagnie de sécurité privée, Crescent Security Group (CSG), basée au Koweït qui emploie les cinq gardes occidentaux enlevés jeudi dernier, a dit ne pas être au courant de la libération de deux otages américains et de la mort d'un troisième.
"Nous sommes en contact avec la force de coalition qui ne nous a informé d'aucun développement concernant les cinq gardes enlevés", a déclaré son porte-parole.
Vendredi, un responsable du bureau du gouverneur de la province de Bassorah avait annoncé qu'un Américain enlevé jeudi avait été retrouvé mort et que deux autres avaient été libérés alors que le sort d'un quatrième Américain et d'un Autrichien demeurait inconnu.
"Deux gardes occidentaux ont été libérés, il s'agit de deux Américains. Et un troisième, également de nationalité américaine, a été retrouvé mort", a déclaré ce responsable.
"La police a réussi à libérer deux gardes, au cours d'une opération dans la localité Al-Dawajin près d'al Zoubeir", proche de la frontière koweïtienne, a-t-il indiqué.
Les cinq agents de sécurité ont été enlevés lorsque le convoi qu'ils escortaient, formé de 49 véhicules, avait été arrêté "à ce qui semblait être un barrage de police près de Safwan", près de la frontière koweïtienne.
La région dans laquelle a eu lieu l'enlèvement est contrôlée par les milices chiîtes radicales, hostiles aux forces de la coalition dirigées par les Américains.
Cet enlèvement survient deux jours après un rapt collectif spectaculaire par des hommes en uniforme, mardi, dans des locaux du ministère de l'Enseignement supérieur, à Bagdad.
Plusieurs dizaines de personnes manquent toujours à l'appel et certaines auraient été tuées ou torturées, selon le ministre de l'Enseignement supérieur Abed Diab al-Oujaili, qui a suspendu sa participation au gouvernement tant que tous les otages n'auraient pas été retrouvés. Le porte-parole du gouvernement, Ali Dabbagh, a démenti qu'il y ait eu des des morts dans cet enlèvement.
En outre, un agent de sécurité britannique a été tué et un autre Britannique blessé vendredi dans un affrontement avec des garde-frontières irakiens dans la localité d'al Zoubeir.
Selon le porte-parole militaire britannique, six gardes britanniques travaillant pour une autre compagnie privée d'escorte, ont échangé des tirs avec la police, croyant qu'il s'agissait de miliciens qui tentaient de les enlever.
"Ils ont cru qu'ils étaient la cible d'une attaque comme c'était le cas du convoi enlevé jeudi. Il y a eu une confusion", selon le porte-parole.
Par ailleurs, le ministre britannique des Finances Gordon Brown est arrivé hier à Bassorah, dans le sud de l'Irak, pour inspecter les troupes britanniques et s'entretenir avec les responsables locaux.
Brown est le successeur le plus probable du Premier ministre Tony Blair, qui a concédé vendredi que la situation en Irak après l'intervention de la coalition était un désastre, tout en déclarant que les troupes britanniques (plus de 7.000 soldats) ne se retireraient pas tant que la situation ne serait pas stabilisée.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com