En marge du sommet des pays d’Asie-Pacifique : Bush cherche à maintenir un front uni face à la «menace» nord-coréenne





Le président américain George W. Bush a tenté de maintenir un front uni face à la menace nucléaire nord-coréenne lors de multiples réunions ce week-end à Hanoï en marge du sommet des pays d'Asie-Pacifique.

Le Quotidien-Agences
La Maison-Blanche a dit s'attendre à ce que les dirigeants des 21 membres du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), réunis dans la capitale du Vietnam, adoptent une déclaration contribuant aux efforts diplomatiques pour mettre fin aux programmes nucléaires de la Corée du Nord.
Arrivé vendredi au Vietnam, Bush a profité de rencontres bilatérales tous azimuts pour essayer de faire en sorte que les autres pays impliqués dans le dossier nord-coréen (Chine, Russie, Japon, Corée du Sud) soient sur la même longueur d'ondes avant la reprise probable des pourparlers à six avec le régime de Pyongyang le mois prochain.
Le président américain s'est entretenu hier avec son homologue sud-coréen Roh Moo-Hyun, ainsi qu'avec le nouveau Premier ministre japonais Shinzo Abe, avant une rencontre à trois.
D'autres discussions étaient prévues aujourd'hui entre Bush et ses homologues chinois Hu Jintao et russe Vladimir Poutine.
A l'issue de son premier tête-à-tête avec Abe, Bush a vivement souhaité que les prochains pourparlers à six soient un succès.
De son côté, Abe a dit qu'il était d'accord avec le président sur la nécessité d'avoir une "approche coordonnée" pour parvenir à "une résolution finale de la question" nord-coréenne.
Dans le même temps, Hu et Abe, qui se sont entretenus hier, ont également partagé l'objectif d'obtenir des "résultats concrets" lors des discussions à six et de "renforcer la coopération entre la Chine et le Japon" pour y parvenir, selon un porte-parole du gouvernement de Tokyo.
Avec la Corée du Nord qui a effectué son premier essai nucléaire le 9 octobre, suscitant une condamnation internationale unanime, "il faut à la fois le dialogue et la pression", a déclaré Abe.
De son côté, Bush, à l'issue de sa rencontre avec son homologue sud-coréen, a souligné un "désir mutuel de faire respecter d'une manière effective la volonté du monde", alors que Washington s'inquiète de la prolifération et d'éventuels transferts de technologie par Pyongyang vers des régimes hostiles ou des groupes terroristes.
Cependant, a-t-il ajouté, "nous souhaitons régler la question nord-coréenne de manière pacifique".
Le numéro un américain s'est par ailleurs montré conciliant sur les divergences encore perceptibles entre Washington et Séoul à propos de l'inspection des navires nord-coréens.
Tony Snow, porte-parole du président, a expliqué que la Maison Blanche comprenait les "contraintes politiques" intérieures de Roh qui l'empêchent selon lui d'avoir une position plus ferme.
La date exacte pour la reprise des pourparlers à six n'a toujours pas été annoncée mais la Russie a évoqué la mi-décembre.
Snow a rappelé que Washington proposait une vaste gamme d'avantages économiques et diplomatiques à la Corée du Nord pour qu'elle accepte de démanteler son arsenal et de renoncer à ses programmes nucléaires.
Snow a laissé entendre que la levée éventuelle des sanctions financières pourrait être mise sur la table des négociations.
"Si les Nord-Coréens prennent les mesures adéquates -et le président l'a dit précédemment- nous serons certainement désireux de réexaminer ce qui se passe sur le plan financier", a indiqué le porte-parole.

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Impulsion

Les dirigeants d'Asie-Pacifique réunis en sommet à Hanoï ont tenté de redonner une impulsion aux négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation des échanges, se déclarant hier prêts à de nouvelles concessions pour "sortir de l'impasse".
Décidés à éviter un retour des réflexes protectionnistes qui selon eux seraient désastreux pour la croissance mondiale, les 21 dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) ont lancé un appel à la reprise du cycle de Doha, bloqué depuis juillet.
"Nous réaffirmons nos engagements collectifs et individuels pour conclure un accord de Doha à l'OMC ambitieux et équilibré", ont-ils indiqué dans une déclaration conjointe séparée.
"Pour atteindre cet objectif, nous sommes dans le besoin urgent de sortir de l'impasse actuelle et de remettre les négociations sur les rails en vue d'une conclusion sans tarder".
Le cycle entamé en 2001 dans la capitale du Qatar vise à abaisser les barrières douanières dans le monde mais continue de susciter de profonds désaccords entre Américains, Européens et pays en développement, en particulier sur les subventions agricoles.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com