Malgré la victoire des Démocrates : Les USA n’auraient pas renoncé à attaquer Téhéran





Selon le New Yorker, le vice-président Dick Cheney et d’autres «faucons» de l’administration Bush pensent encore à l’option militaire contre la République islamique. Des informations démenties par la Maison-Blanche.

Le Quotidien-Agences
Dans les tiroirs de la Maison-Blanche, dort toujours un plan pour attaquer l’Iran. C’est en tout cas ce qu’affirme le journaliste vedette américain, Seymour Hersh, qui avait révélé le scandale d’Abou Ghraïb, dans un article paru hier dans le magazine The New Yorker, intitulé «Le prochain chapitre».
Le journaliste raconte que, un mois avant les législatives du 7 novembre remportées par les démocrates, le vice-président Dick Cheney a participé à une réunion consacrée à l’Iran aux côtés de responsables de la sécurité nationale. Dick Cheney aurait alors indiqué que, même en cas de victoire démocrate aux élections, l’option militaire contre l’Iran ne devait pas être abandonnée. «C'est un cas classique d'aller de l'avant dans l'échec», estime un expert du Pentagone interrogé par Seymour Hersh. «Ils croient qu’en frappant l’Iran, ils feront oublier les pertes en Irak. C’est jouer à quitte ou double», ajoute-t-il.

Rapport secret
Pourtant, selon Hersh, un rapport secret de la CIA estime qu’il n’y a pas de «preuves concluantes» que l’Iran cherche à fabriquer des armes de destruction massive. Mais selon un haut responsable des services de renseignements, qui s’est confié à Hersh, la Maison-Blanche serait en désaccord avec les conclusions de ce rapport.
Un scénario qui rappelle la situation avant la guerre en Irak. En mars 2003, la Maison Blanche avait en effet exprimé son désaccord avec une analyse de la CIA qui émettait des doutes sur la présence d'armes de destruction massive dans ce pays. Une présence jamais avérée depuis mais qui avait permis à l’époque de justifier le déclenchement de l’offensive américaine.
La Maison-Blanche a démenti les dires de Seymour Hersh. L’une de ses porte-parole a ainsi estimé que l’article était «truffé d’inexactitudes». Selon elle, le journaliste cherche «une fois encore à créer une histoire pour satisfaire ses opinions extrémistes».
Réagissant aux dénégations de Washington, Seymour Hersh a confirmé ses informations. «Dirigés par Dick Cheney», les faucons de l'administration Bush «demeurent très durs» sur l'Iran, a-t-il estimé. Et alors que certains experts ont vu dans la nomination de Robert Gates, un pragmatique, au poste de secrétaire d’Etat à la Défense, une perte d’influence, Seymour Hersh a déclaré : «Il ne faut jamais sous-estimer Dick Cheney.»

En cas d’attaque US
Un groupe iranien menace le Golfe d'attentats

Koweït-Agences
Un groupe extrémiste iranien a menacé d'envoyer des kamikazes dans les monarchies arabes du Golfe si les Etats-Unis utilisaient leurs bases militaires dans ces pays pour attaquer l'Iran.
"Si les bases dans ces pays sont utilisées comme point de départ pour les forces assaillantes américaines, pourquoi devraient-ils s'attendre à rester en sécurité alors que nous ne le sommes pas?", a dit Firouzeh Rajai, la secrétaire générale des "Bataillons des candidats au martyre", au quotidien koweïtien Al-Rai.
"Si certains (des pays du Golfe) fournissent une base ou un camp à l'Amérique pour attaquer l'Iran, est-il logique qu'ils puissent rester en sécurité ?" a ajouté Firouzeh Rajai au journal qui lui demandait si son groupe allait envoyer des kamikazes mener des attaques dans les monarchies du Golfe.
Les "Bataillons des candidats au martyre" relèvent du "Comité pour la glorification des martyrs du mouvement mondial islamique", un groupe créé en 2002 et qui compte actuellement 56.000 volontaires au martyre, selon elle.
En mai dernier, ce groupe avait fait parler de lui en annonçant depuis Téhéran avoir créé un nouveau bataillon de "volontaires au martyre" pour mener des opérations suicide contre l'écrivain britannique Salman Rushdie, Israël et pour défendre l'Iran contre les "agresseurs".
Ces campagnes sont peu prises au sérieux par les observateurs, et minimisées par des responsables iraniens qui les considèrent seulement comme une manière pour les Iraniens d'exprimer leur colère contre Israël et l'Occident.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com