C.A. : Simple coup de fatigue





Que reste-t-il finalement de la 1ère manche de la double confrontation Al Kadissia - CA? Quels enseignements en tirer et, surtout, comment se présente la rencontre retour programmée pour jeudi 30 novembre?

Chapitre enseignements, disons tout d’abord que plusieurs zones d’ombre persistent à l’issue de la rencontre disputée mardi au Koweït, ayant essentiellement trait à la manière de jouer des Clubistes, ou plutôt à leur incapacité à rééditer les prestations fournies dans la compétition nationale, notamment face à l’ESS.
On n’invente d’ailleurs rien en affirmant que c’était un modèle du genre, au point que le commentateur de la partie opposant les Clubistes à leurs homologues d’Al Kadissia n’a pas cessé de le rappeler aux téléspectateurs tout au long du match.
Pourtant, les partenaires de N’janka ont bien entamé les débats se créant deux ou trois belles opportunités en l’espace de vingt minutes, au point de donner l’impression d’avoir bien étudié leur adversaire du jour, lequel a paru par ailleurs accuser le coup, avant d’essayer par tous les moyens de desserrer l’étau et sortir de leur étourdissement occasionné sans nul doute par la manière de jouer de leurs vis-à-vis.
Mais une fois passé l’orage et réveillés de leur torpeur, les Koweïtiens se sont rendu compte que ce n’était que feu de paille et qu’il ne s’agissait que d’une euphorie momentanée qui allait s’estomper au fil des minutes et des action menées tour à tour par le très remuant Ibrahima Keita et l’élégant Badr Moutaouaâ.
C’est à partir de là en tout cas que les Clubistes vont souffrir malgré les deux occasions qu’ils se sont créées, notamment celle de Moussa Poukong. Toujours est-il que les gars de Bab Jedid ont terminé péniblement les quarante-cinq minutes initiales.
Il était évident qu’ils ont été fortement pénalisés par ce long et harassant voyage de plus de quatorze heures qu’ils ont effectué.

Complètement lessivés
La seconde période allait d’ailleurs nous donner complètement raison et nous édifier sur l’état d’âme d’une formation clubiste pratiquement malmenée au cours des quinze premières minutes de la deuxième mi-temps entamée tambour battant par les Koweïtiens qui cherchaient apparemment le KO. Et n’eussent été le métier et l’expérience de Jean-Pierre N’janka et Ali Boumnijel, d’une part, et le ratage des attaquants locaux, de l’autre, les Rouge et Blanc auraient certainement sombré.
Les protégés de Bertrand Marchand ont effectivement bien souffert au cours de cette période, perdant au passage pratiquement tous les duels. Ils avaient toujours un léger retard sur leurs vis-à-vis, pour preuve cette action qui a amené le penalty qui a décidé du sort de la partie.
Un motif de satisfaction, tout de même malgré ce tableau noirci, cette grinta et cette volonté farouche dont ont fait preuve les joueurs afin de défendre la réputation de leur club et celle du football tunisien.
Et c’est finalement cet état d’esprit qui nous permet d’attendre le seconde manche en toute quiétude, étant convaincus que nos représentants sauront redresser la situation et arracher le billet qualificatif au prochain tour…

Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com