C.A. – O.B. (4-1) : Punch retrouvé, mais…





Les Clubistes ont retrouvé, à l’occasion de la 10ème journée de L1, le chemin des filets, leur punch et, surtout, la première place d’où ils ont été délogés au terme de leur défaite face au CSHL.

Comme à leur habitude depuis le départ du présent exercice, les protégés de Bertrand Marchand se sont créé un nombre impressionnant d’opportunités pour finalement en concrétiser quatre.
Les Clubistes ont certes gagné, enfin, avec un large score, mais cette réussite ne peut en aucun cas occulter les carences, insuffisances et autres lacunes apparues au cours de cette confrontation face aux Béjaois, essentiellement tout au long de la période initiale. Le public, tout aussi fidèle et si merveilleux grâce à son apport inestimable, ainsi que l’entourage immédiat de la formation de Bab Jedid jubilaient à l’issue de la rencontre de dimanche, tandis que le staff technique tentait de temporiser l’ardeur, convaincu il est vrai que beaucoup de travail reste encore à faire et que le chemin menant vers le sacre est encore long et semé d’embûches!
En première mi-temps, les “Rouge et Blanc” ont en effet alterné le bon et le moins bon, pour ne pas dire carrément le mauvais. Car après les premières minutes qui ont vu les Clubistes assiéger les Cigognes dans leur zone, domination ponctuée par ailleurs par une première tentative de Lassaâd Ouertani (10’) et le splendide but de Wissam Yahia quarante secondes plus tard, les partenaires de Ali Boumnijel n’ont pas paru à leur aise. Ils furent même bousculés par des Béjaois entreprenants sur les contres et qui vont rater l’aubaine par deux fois, notamment à la suite des tentatives de Afwene Gharbi (35’) et Hamdi Ouerhani (38’).
Deux chaudes alertes qui ont mis à nu les insuffisances et la fébrilité d’une défense où seul Jean-Pierre N’janka parvient à tirer son épingle du jeu, s’agissant essentiellement de la couverture. Le Camerounais aura cependant intérêt à soigner une relance approximative s’il veut confirmer l’étendue de son talent et s’imposer en patron au sein de l’arrière-garde clubiste.
Heureusement pour la formation de Bab Jedid que l'entrejeu arrive à maintenir un certain équilibre pour prêter main forte à ses arrières, tout en assurant la liaison avec le compartiment offensif, véritable talent d’Achille de l’équipe malgré le but de Moussa Poukong (41’) dû en grande partie à une grossière bévue des Béjaois à l’orée de leurs seize mètres.

Léger mieux
Pourtant, les Clubistes vont retrouver un certain rythme après la pause. On a pu voir dès lors quelques attaques bien orchestrées et certains enchaînements qui auraient pu, ou plutôt, dû aboutir n’eussent été l’excitation et le manque de lucidité des hommes de pointe.
Il a fallu effectivement de deux balles arrêtées, un coup franc et un corner, afin de concrétiser l’ascendant de Sellami (un joli but) et consorts. Les opportunités n’ont pourtant pas manqué, mais Bouguerra, puis Akaïchi et compagnie se sont ingéniés à tout rater.
Quant aux Béjaois, ils ont eu peut-être le tort de ne jamais chercher à fermer le jeu, ce qui explique par ailleurs qu’ils ont cédé beaucoup d’espace à leur adversaire du jour. Mais s’ils avaient opté pour une attitude prudente, auraient-ils pu changer le cours des événements? On en doute fort…

Formations

CA: Boumnijel, Souissi, Gharzoul, N’janka, Zaâlani, Ouertani, Yahia, Sellami (Ghariani 82’), Poukong, Bouguerra (Akaïchi 58’), Dhaouadi (Ghannem 79’).
OB: Sfaxi, Hammami, Zied Derbali, Abdelmoneem Derbali (Jelassi 58’), Nezi, Ouertani, Kerkenni, Gharbi, Missaoui (Seiko 58’), Eddine, Fathalli (Melki 77’).

Mansour AMARA

________________

Un homme dans le match
Un public en or

On a beau chercher parmi les acteurs de la rencontre, y compris le referee, en vain! Personne ne mérite d’être cité en exemple, ce qui nous a poussé à chercher ailleurs et jeter notre dévolu sur le public clubiste qui a confirmé pour la énième fois sa fidélité et son attachement aux couleurs rouge et blanche.
Dès le départ, on a bien remarqué que les travées d’El Menzah, du moins la majorité, étaient bien garnies. Elles ont été prises d’assaut par cet extraordinaire public longtemps avant le coup d’envoi de la confrontation opposant leur club aux Cigognes.
Il n’a pas cessé par ailleurs de donner de la voix tout au long des débats, encourageant ses favoris, les poussant à donner le meilleur d’eux-mêmes et les portant à bout de bras.
Ceux-ci le lui ont bien rendu, d’ailleurs, en allant le saluer au coup de sifflet final. Amplement mérité…

M.A.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com