Pas de répit en Irak : Maliki demande le prolongement du mandat de la force internationale





Dix-sept personnes ont encore péri dans les violences à travers l'Irak alors que l'armée américaine a annoncé que le pilote du F-16 qui s'est écrasé la veille au nord-ouest de Bagdad n'avait pas été retrouvé sur les lieux du crash et qu'elle ignorait son sort.

Le Quotidien-Agences
Le pilote américain du F-16 qui s'est écrasé lundi au nord-ouest de Bagdad, n'a pas été retrouvé sur les lieux du crash, a annoncé hier l'armée américaine, qui affirme ignorer son sort.
"Le pilote n'a pas été trouvé sur le site du crash et son sort est inconnu", affirme l'armée dans un communiqué qui précise que les enquêteurs ont recueilli des échantillons d'empreintes ADN sur les lieux.
Selon le communiqué, le F-16, avec le seul pilote à bord, était en "soutien direct d'une importante opération de combat au sol quand il s'est écrasé dans un champ inhabité (...) Des insurgés se trouvaient à proximité du site au moment de l'accident".
"Les forces au sol ont sécurisé le périmètre du crash lundi après l'arrêt des combats" pour permettre aux enquêteurs de se rendre sur place, selon l'armée américaine.
Dans les violences quotidiennes, au moins 17 personnes ont été tuées dans de nouvelles violences hier en Irak, dont quatre dans l'explosion de deux voitures piégées devant la morgue de l'hôpital Yarmouk de Bagdad, a-t-on appris auprès des services de sécurité.
Une voiture piégée a explosé alors que des personnes venaient chercher les corps de leurs proches à la morgue de l'hôpital. Il y a eu trois morts. Une deuxième voiture a ensuite explosé à l'arrivée d'une force de la police, tuant au moins un policier, a-t-on précisé. Sept personnes ont été blessées dans ces attaques.
Au sud de la capitale, cinq employés d'une station d'épuration ont été tués par des hommes armés à Mahmoudiyah, a-t-on appris auprès de la police, qui a précisé que les forces de l'ordre vérifiaient si l'eau avait été empoisonnée.
"Les cinq agents ont été tués par les insurgés", a affirmé une source policière. "L'eau a été coupée en attendant qu'on puisse vérifier si l'eau n'a pas été empoisonnée”.
Dans le nord du pays, le gouverneur de la province de Kirkouk, Abdel Rahmane Moustafa, a échappé à un attentat suicide qui a fait un mort et 18 blessés, a indiqué la police locale.
"Un homme portant une veste bourrée d'explosifs s'est fait sauter au passage du convoi du gouverneur. Un passant a été tué et 18 blessés, dont plusieurs gardes, mais le gouverneur n'a pas été touché", a expliqué le capitaine de police Salam Zangana. L'attentat a eu lieu dans la ville de Kirkouk.
Lundi soir, des insurgés avaient tiré au mortier sur un oléoduc au nord de la ville, provoquant un important incendie, maîtrisé au bout de quelques heures.

Renfort
Dans ce climat, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'étendre le mandat de la force multinationale présente en Irak, expliquant que la priorité de son gouvernement était d'assumer la responsabilité de la sécurité et de la stabilité de son pays, mais qu'il avait besoin de temps.
Dans sa demande, Nouri al-Maliki n'a pas donné de calendrier pour la prise en charge des opérations militaires et de sécurité, mais a réaffirmé que "la sécurité et la stabilité en Irak sont la responsabilité du gouvernement irakien".
Les Etats-Unis ont fait circuler une proposition de résolution qui prolongerait le mandat de cette force de 160.000 hommes pour un an à compter du 31 décembre, avec une évaluation soit le 15 juin, soit à la demande du gouvernement irakien.
Le texte contient les mêmes provisions que les précédents, notamment que le conseil de sécurité "mettra fin à ce mandat plus tôt si le gouvernement d'Irak le demande".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com