Afghanistan : L’Otan appelle aux secours





Le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a fustigé hier l'incapacité des alliés à fournir les renforts nécessaires face aux talibans, à quelques heures d'un sommet de l'Alliance largement consacré à la détérioration de la situation en Afghanistan.

Le Quotidien-Agences
«lI n'est pas acceptable que notre mission dans le sud manque toujours de 20% de ses effectifs nécessaires", a-t-il déclaré, à Riga où se tient le sommet
L'Otan a pris en 2003 en Afghanistan la tête d'une Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) mandatée par l'ONU et qui regroupe 32.000 soldats de 37 pays, dont les 26 pays alliés, pour appuyer le gouvernement de Hamid Karzai.
Depuis cet été, l'Otan s'est heurtée dans le sud à une résistance plus forte qu'anticipée des talibans, qui avaient été chassés du pouvoir à la fin 2001.
Les attaques et les attentats attribués aux talibans ont déjà fait 3.700 morts cette année, soit quatre fois plus qu'en 2005.
En septembre, le commandant en chef allié, le général américain James Jones, a demandé l'envoi par les alliés d'un bataillon de réserve promis, mais jamais fourni, soit quelque 2.500 troupes supplémentaires en Afghanistan pour contrer l'offensive talibane dans le sud.
Depuis, la Pologne a promis d'envoyer un millier d'hommes en février et mars 2007, mais il reste à fournir les hélicoptères d'attaque, ainsi que les moyens logistiques et de transmission correspondants pour que ce bataillon soit opérationnel et puisse se porter, en cas de besoin, sur les points chauds, comme dans le sud.
De Hoop Scheffer a également renouvelé sa demande aux pays alliés à lever les restrictions à l'usage de leurs forces.
Les appels à la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne — dont les troupes opèrent dans des régions relativement calmes — se sont faits de plus en plus pressants ces derniers mois, alors que quelque 10.000 soldats canadiens, britanniques, australiens et néerlandais sont engagés dans de violents combats dans le sud.
Peu avant d'arriver à Riga, où il participera avec les autres dirigeants à un dîner de travail centré sur l'Afghanistan, le président américain George W. Bush a plaidé également mardi pour que les pays de l'Otan envoient des renforts et acceptent des "missions difficiles".
Vendredi, de Hoop Scheffer avait néanmoins laissé entendre que les alliés pourraient s'entendre sur un engagement minimal qui éviterait que la polémique dérape au sein de l'Otan, et qui consisterait à envoyer des troupes en cas d'urgence dans les zones de combat.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com