Preuve de son enlisement : L’armée américaine vise les civils





• Deux GI's tués à Bagdad

Les violences se poursuivaient en Irak où l'armée américaine, qui a perdu deux soldats, a reconnu avoir tué sept civils au cours de deux incidents distincts, en 24 heures.

Le Quotidien-Agences
Cinq jeunes Irakiennes, "dont l'âge va du nourrisson à l'adolescente", selon l'armée américaine, ont été tuées à Ramadi, capitale de la province occidentale d'al-Anbar, foyer de la résistance sunnite en Irak.
Un char américain a tiré plusieurs obus en direction d'un bâtiment où se trouvaient deux hommes armés qui avaient ouvert le feu sur une patrouille. Les corps des victimes ont été découverts dans les décombres de la maison, selon l'armée américaine.
Par ailleurs, deux femmes ont été tuées lors d'une frappe aérienne, au cours de laquelle huit hommes armés sont également morts, au nord de Bagdad.
"Les forces de la coalition tentent toujours de diminuer les risques de blesser des civils au cours de la lutte contre les terroristes. Les terroristes n'hésitent pas à mettre délibérément des femmes et des enfants en danger", a assuré l'armée américaine.
Celle-ci a annoncé hier q'un soldat américain a été tué dans l'explosion d'une bombe au nord de Bagdad.
"Un soldat de la Task Force +Lightning+, assigné à la 3ème brigade, 82e division aéroportée a été tué mardi dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de son véhicule, dans la province de Salaheddine", au nord de Bagdad, a indiqué l'armée.
Un autre soldat de la même unité a été blessé, a-t-elle ajouté.
Un deuxième soldat américain est mort hier des suites de ses blessures, dans la province d'al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué.

Attaques
Toujours sur le terrain, des hommes armés ont tué quatre gardes d'un bâtiment officiel, dans le centre de Bagdad, avant de se disperser à l'arrivée de soldats américains, a indiqué une source de sécurité.
"Un groupe d'hommes armés a tenté de prendre d'assaut un bâtiment abritant le service des pensions, près de la rue Haifa", dans le centre de Bagdad, où les accrochages sont fréquents, a déclaré cette source.
L'armée américaine n'a pas confirmé l'incident.
Ces dernières semaines, des hommes armés ont multiplié les attaques contre des bâtiments officiels. Lors de la plus spectaculaire d'entre elles, des hommes en uniforme ont enlevé près de 150 personnes d'un immeuble du ministère de l'Enseignement supérieur. Le sort de plus de la moitié d'entre elles reste inconnu.
Par ailleurs, neuf Irakiens, dont six policiers, ont été tués hier matin au cours de plusieurs attaques en Irak.
Quatre policiers sont morts dans un attentat suicide à la voiture piégée à Samarra, à 110 km au nord de Bagdad.
Dans la même région, un poste de contrôle de la police a été attaqué par une quarantaine d'hommes armés, entre Doulouhiyah et Samarra, et deux policiers ont été tués.
A Bagdad, deux civils sont morts dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage d'une patrouille de police.
Un civil a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée dans le centre de Mossoul (nord).

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Le Pentagone envisage de retirer les soldats de l'ouest de l'Irak

Le Quotidien-Agences
Le Pentagone envisage de retirer les soldats américains stationnés dans l'ouest de l'Irak, a indiqué avant hier soir la chaîne de télévision ABC News citant des responsables du ministère de la Défense.
Selon ABC, les quelque 30.000 soldats américains, essentiellement des Marines, stationnés dans la province à majorité sunnité d'al-Anbar seraient redéployés autour de Bagdad.
La province d'al-Anbar est considéré comme le bastion de la résistance en Irak. Au moins 1.055 soldats américains y ont trouvé la mort.
Les forces américaines ne peuvent ni mater les insurgés de l'ouest de l'Irak ni contrecarrer l'influence grandissante du réseau d'Al-Qaïda dans cette région, selon un rapport secret du service de renseignement du Corps des Marines, cité par le Washington Post.
Le document décrit Al-Qaïda en Irak comme "l'organisation influente dominante" dans la province d'al-Anbar, davantage que les autorités locales, le gouvernement irakien et les troupes américaines, "par sa capacité à contrôler la vie quotidienne du Sunnite moyen".
A moins que les Etats-Unis ne déploient entre 15.000 à 20.000 militaires supplémentaires dans la région et ne débloquent des milliards de dollars supplémentaires d'aide, les troupes américaines "ne peuvent rien faire pour mater" les résistants, estime le document.
Selon le rapport, "la situation sociale et politique se détériore au point" que les troupes américaines et irakiennes "ne sont plus capables de battre militairement la résistance à al-Anbar".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com