Les jeunes et la période des examens : A chacun ses astuces pour combattre le stress





En temps normal, les jeunes gens ont, en principe, plusieurs choses à faire. Ils aiment sortir, regarder la télévision, aller dans des cafés et exercer des activités de loisir. Depuis quelques jours, les élèves passent des examens de contrôle et s’apprêtent à passer les devoirs de synthèses la semaine prochaine. Lorsqu’il s’agit d’examens, les jeunes peuvent se priver de plusieurs choses. Ils sont redevables de donner le meilleur d’eux-mêmes parce qu’ils ont une obligation du résultat. Un résultat qui peut les mettre sur le chemin de la réussite et qui leur permettra de garantir un avenir plutôt serein. Comment est-ce que les jeunes vivent-ils justement la période des examens ?

Tunis- Le Quotidien
Un élève est censé aller en classe avec une prédisposition pour apprendre. Le «métier» d’élève est essentiellement celui d’acquérir des connaissances. Il doit donc se concentrer, se montrer attentif, faire des efforts pour comprendre et participer pour pouvoir retenir ses leçons. S’il parvient à acquérir ces réflexes, il aura de fortes chances de réussir ses examens. Plus qu’un simple devoir, l’examen est une évaluation qui permet à l’élève de faire ses preuves, de refléter son niveau réel et de connaître de près ses acquis et ses lacunes.
Les notes données par les enseignants, lors des examens, doivent fournir à l’élève des repères pour qu’il se situe et pour qu’il évalue son niveau. Par ailleurs, un élève sérieux et assidu sait gérer ses apprentissages et sait s’auto-évaluer et se rattraper. Et c’est grâce aux examens, aux certificats de réussites et aux diplômes obtenus qu’un élève accède à un cycle d’études supérieures et plus tard à une qualification professionnelle. Conscients de l’importance des études, certains élèves, n’ont pour première priorité que leur vie scolaire. Durant la période d’examens, ils redoublent d’efforts pour réussir. D’autres en revanche, moins sérieux, n’accordent pas aux études un grand intérêt. Ils sont incapables de se concentrer uniquement sur leur vie scolaire. Et entre les uns et les autres, nombre d’élèves continuent de vivre normalement leur vie même durant la période des examens.
Rabeb, 15 ans, ne pense qu’à réussir ses examens. La jeune fille ne se contentera toutefois pas d’une simple réussite. Ce dont elle aspire, c’est d’excellents résultats pour pouvoir intégrer le lycée pilote. «Nul ne peut imaginer combien je me sens stressée et sur mes nerfs durant cette période. Je suis assidue et à jour. Depuis le début de l’année, je rentre directement pour réviser. Je ne laisse jamais les leçons s’accumuler. Il est vrai que je n’arrive pas à être à jour dans toutes les matières. Il m’arrive souvent de privilégier les matières de base au détriment des matières secondaires. Ces derniers nécessitent beaucoup de temps alors qu’ils ne font pas le poids comparativement aux autres matières. Le fait que je sois à jour et bien préparée pour l’examen ne peut cependant pas m’empêcher de stresser. Ce que je veux par-dessus tout, c’est d’avoir de très bonnes notes pour maximiser mes chances d’intégrer le lycée pilote. Actuellement, je ne pense qu’à mes études. Et si jamais je rate une seule bonne réponse, je peux en devenir malade ! Depuis le début de cette semaine, je n’ai plus goût à rien. J’ai arrêté de regarder la télé, j’ai mis en suspens tous les loisirs pourvu que je réussisse à avoir les notes espérées», dit-elle.
Ghofrane, 15 ans, élève en neuvième année, aspire aussi à une appréciation d’excellence. Elle souhaite se distinguer par ses résultats. Tout comme Rabeb, Ghofrane veut intégrer le lycée pilote et elle sait qu’elle n’a qu’une seule alternative: bosser! «Je suis assidue et à jour. Lorsque je suis en classe, je n’ai d’ouïe que pour mes enseignants. Une fois chez moi, je consacre une grande partie de mon temps pour la révision de mes leçons. Mais cela ne m’empêche pas d’être sous tension : J’ai tellement peur de ne pas avoir les résultats dont j’aspire ! De plus, j’ai la phobie de la feuille blanche. J’ai l’impression d’être dans une course contre la montre et je crains toujours d’oublier ce que j’ai retenu. Ceci dit, ce que j’appréhende le plus, c’est d’être hors sujet ou de tomber dans les questions piège. Lorsque j’ai la feuille d’examen devant moi, il m’arrive de perdre confiance en mes acquis. Parfois je lis mal le sujet et je me retrouve en train de répondre à une autre question. Lorsque je me rends compte que je suis à côté de la plaque, je panique d’autant plus que je suis souvent sujette aux trous de mémoire. Cela dit, à présent, je redouble d’efforts et je ne pense plus à rien à part réussir mon examen et avec excellence», dit-elle.
Rabïi, 18 ans, candidat au bac, procède «piano-piano». Le jeune homme pense qu’il doit garder la tête froide pour que ses nerfs ne lâchent pas. «J’ai besoin de garder mon calme. Le bac ne se prépare pas la veille et ce qui compte le plus, c’est que je réussisse l’examen final. Je suis à jour et cela me permet de travailler à l’aise. Si je continue à travailler sur ce rythme, je peux être à point le jour «J». A présent, je suis en train de réviser au jour le jour et même si je n’aurais pas de très bonnes notes, cela ne va pas me déconcentrer. Une moyenne générale de dix sur vingt au premier trimestre me suffira. J’ai besoin de marcher à petits pas pour parvenir à carburer à fond en fin d’année. Mais ma devise actuellement est celle de vivre normalement ma vie pour que je ne me sente pas sous pression nous ne sommes qu’au début de l’année», dit-il.
Wissem, 18 ans élève en sixième année, ne garde pas le même rythme de vie durant la période d’examens. Le jeune homme pense que ce qui compte le plus, c’est de se sentir toujours épanoui. «Je ne peux pas limiter toute mon existence aux études seulement. Je finirai par piquer une dépression. Certes, il s’agit de mon avenir, mais si je vais faire des examens une réelle obsession, je risque de tout chambouler. Je suis à jour et je suis très attentif en classe même si le cours n’est parfois pas assez intéressant. Cela me permet de garantir une certaine longueur d’avance et la moitié du travail se joue au niveau de la concentration en classe. Si j’arrive à assimiler la majorité de ce que disent les enseignants, je peux réviser en une demi heure. Tout est déjà dans ma tête et je n’ai besoin que de rafraîchir ma mémoire. Cependant, je ne me sens pas du tout stressé. Je continue à vivre ma vie normalement : je sors, je vais aux cafés, je regarde la télévision…Je vis, mais ce qui a changé, c’est que je consacre moins de temps à mes loisirs et un peu plus de temps à mes études et à ma révision», dit-il.

Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com