Bibliothèque nationale : Ibn Khaldoun revisité





Une belle idée que celle de célébrer le premier anniversaire de l’inauguration du nouveau siège de la Bibliothèque nationale avec une exposition autour de la vie et de l’œuvre d’Ibn Khaldoun.

Hier matin, de nombreuses personnalités entre ministre de tutelle, ambassadeurs, directeurs de bibliothèques de différentes contrées du monde et notamment des Tunisiens, étaient présentes pour le vernissage de l’exposition placée sous le thème «Ibn Khaldoun dans les trésors de la Bibliothèque nationale».
L’année 2006 consacrée à Ibn Khaldoun touche à sa fin, en fait. La vie de ce grand penseur a été sillonnée en long et en large, chevauchant tous les terrains du savoir.
L’exposition en question vient à point nommé nous donner une sorte de résumé qui clôture en beauté cette année.
Exhaustive, l’exposition, passe en revue l’itinéraire parcouru par l’homme qui est aujourd’hui considéré le précurseur des sciences sociales et philosophiques.
En effet, Ibn Khaldoun qui est né à Tunis le 1er Ramadan de l’an 732 de l’Hégire 1332 ap J-C. Il visita divers pays où il exerça des fonctions administratives et juridiques importantes à Tlemcen, Grenade, Fès, Béjaya et le Caire. Il décéda le 25 Ramadan de l’an 808 de l’Hégire (19 mars 1406 ap. J-C). Tout un rayon a été conçu pour présenter les grands axes de la vie d’Ibn Khaldoun à travers des cartes, des CD et même via un serveur électronique qu’on peut consulter et où les informations sont diffusées dans la langue arabe et française.
Toujours dans la salle d’exposition on peut méditer sur les ouvrages d’Ibn Khaldoun, jaunis par le temps car datant de son vécu.
«Muquadima», «Al Ibar», exposés dans leurs copies originales donnent du goût au savoir et au temps qui passe.
On retrouve ravi aussi, des traductions des ouvrages ou des études sur Ibn Khaldoun.
Quant à la conception de la salle d’exposition, elle amène le visiteur à emprunter un cheminement labyrinthique pour arriver enfin aux rayons où sont exposés les monographies, les extraits de presse des années 30, etc.
Ajoutons à cela la lumière tamisée de la salle qui confère encore plus de sobriété et donc de prestige à l’exposition. Une exposition instructive et exhaustive qui mérite réellement le détour.

Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com