En proie au chaos sécuritaire : La Résistance lance l’assaut à Bagdad





• Deux GI's tués

L'Irak était toujours hier en proie au chaos sécuritaire qui a coûté la vie à deux soldats américains et 12 Irakiens, au lendemain de l'annonce par le Premier ministre Nouri al-Maliki que les troupes irakiennes seraient prêtes à assurer la sécurité "dès juin" 2007.

Le Quotidien-Agences
Deux soldats américains ont été tués au combat jeudi à Bagdad, a annoncé hier l'armée américaine. Tous deux ont péri "dans des opération de combat" dans la capitale irakienne, a indiqué l'armée, sans autre précision.
72 soldats américains ont été tués en Irak en novembre, un mois beaucoup moins meurtrier qu'octobre, marqué par une recrudescence des attaques qui ont coûté la vie à 104 GI's et Marines.
Par ailleurs, douze personnes ont été tuées et des dizaines blessées hier dans des attaques en Irak, dont six à Bagdad, en proie à des affrontements opposant soldats irakiens et résistants, a-t-on appris auprès de sources de sécurité.
Une bombe a explosé dans le centre de la capitale, sur la rive est du Tigre, tuant trois personnes et en blessant 16, a indiqué l'une de ces sources.
A Husseiniyah, dans la banlieue de Bagdad, une voiture piégée a explosé à proximité d'un marché, faisant trois morts et 15 blessés, a-t-elle ajouté.
Pendant ce temps, des affrontements ont opposé soldats irakiens et insurgés dans le quartier de Fadl, dans le centre de Bagdad, faisant neuf blessés, dont trois soldats.
A Kirkouk trois personnes ont été tuées et quatre blessées dans un attentat à la voiture piégée mené par un kamikaze qui a visé une patrouille conjointe de l'armée américaine et la police irakienne, selon un responsable de la police locale.
A Samawa deux policiers, dont un officier, ont été tués dans des heurts avec des hommes armés, a indiqué une source policière, alors qu'une personne a été tuée et quatre blessées dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule à Iskandariya.

Maliki dans la tourmente
Ces attaques interviennt au moment où Maliki, qui venait de rencontrer le président américain George W. Bush jeudi à Amman, a annoncé sur la chaîne américaine ABC News que "les forces irakiennes seront prêtes, tout à fait prêtes" à prendre le commandement des forces de sécurité en Irak "en juin prochain".
Il s'est cependant refusé à se prononcer sur un éventuel retrait des forces américaines.
Sur le plan politique, le Premier ministre irakien tente de ressouder sa majorité, mise à mal par sa rencontre avec Bush, qualifiée de "provocation" par le courant du dirigeant radical chiîte Moqtada Sadr, qui a décidé de suspendre son soutien au gouvernement.
Un député du courant Sadr, Saleh al-Agaili, a même indiqué que son mouvement souhaitait "former une coalition nationale de députés opposés à l'occupation" américaine.
Maliki a toutefois appelé jeudi soir le courant Sadr à reprendre ses activités au gouvernement et au Parlement. "Je souhaite qu'ils reviennent sur leur décision, qui n'apporte rien de positif au processus politique".
Moqtada Sadr, adversaire résolu de l'occupation américaine, contrôle cinq ministères et a 30 députés. Il a soutenu Nouri al-Maliki dans son élection au poste de Premier ministre par le Parlement.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com