Liban : Berri propose un dialogue sur la formation d’un cabinet d’union





Le président du parlement libanais a proposé hier la reprise du dialogue entre les principales personnalités politiques chrétiennes et musulmanes afin d'examiner la question de la mise en place d'un gouvernement d'union nationale pour sortir de la crise actuelle.

"J'appelle à une réunion des parties prenantes au dialogue national à se remettre autour d'une table ronde au lieu de descendre dans la rue (..) afin d'examiner la question litigieuse de la formation d'un gouvernement d'union nationale", a dit Nabih Berri lors d'une conférence de presse.
Les réunions doivent débuter lundi au siège du Parlement et durer au maximum 15 jours, a-t-il précisé.
Il s'agira, a-t-il expliqué, de se mettre d'accord sur la question d'un gouvernement et étudier une nouvelle loi électorale.
Ces deux questions figurent à l'ordre du jour du Hezbollah, et de ses alliés chrétiens et prosyriens qui veulent la chute du gouvernement.
Ils exigent notamment une nouvelle loi électorale, devant préparer à des législatives, suivies de l'élection d'un nouveau président par le nouveau parlement.
La majorité antisyrienne refuse de céder à la demande d'un cabinet d'union nationale qui limiterait sa marge de manoeuvre, et qualifie la proposition du Hezbollah et de ses alliés de "coup d'Etat commandité par la Syrie et par l'Iran".
Berri, chef du mouvement chiîte Amal, est l'initiateur d'un dialogue national pour régler la crise politique entre 14 personnalités dont le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Ce dialogue, lancé le 2 mars, avait été interrompu fin juin, peu avant l'offensive israélienne du 12 juillet, sans aboutir à des résultats.
Il avait notamment buté sur le sort du chef de l'Etat Emile Lahoud, un pro-syrien que la majorité veut évincer et sur le sort des armes du Hezbollah.
Outre Nasrallah et Berri, le chef druze Walid Joumblatt, le leader sunnite de la majorité parlementaire Saad Hariri et les chefs chrétiens rivaux, Michel Aoun et Samir Geagea, avaient pris part à ce dialogue.
Berri a souligné hier que "pour des raisons de sécurité, cheikh Hassan Nasrallah sera absent de la table ronde" mais qu'il sera représenté.
Le chef du Hezbollah est dans la ligne de mire d'Israël qui cherche à l'éliminer depuis la guerre de juillet-août entre la formation chiîte et Israël.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com