Une étude britannique confirme : Israël a utilisé de l’uranium au Liban





L'étude par des scientifiques d'échantillons de terre prélevés dans des cratères de bombes israéliennes au Liban a montré des taux élevés de radioactivité, suggérant que des armes à base d'uranium ont été utilisées, a rapporté hier le quotidien britannique The Independent.

Le Quotidien-Agences
Les échantillons proviennent de deux cratères situés à Khiam et At-Tiri (Liban sud), provoqués par des bombes israéliennes.
Ils ont été adressés pour une analyse plus poussée au spectrographe de masse au laboratoire d'Harwell (Oxfordshire), dans le sud de l'Angleterre, a précisé le journal.
Les scientifiques ont relevé un taux élevé de radiation et le ministère britannique de la Défense (MoD) a confirmé la présence dans ces échantillons d'une forte concentration en isotopes d'uranium, a ajouté le journal.
Une photographie de l'explosion de la première bombe a montré un vaste nuage de fumée noire pouvant résulter de la combustion de l'uranium, a encore indiqué The Independent.

Déchets

En outre, un mois de bombardements israéliens a laissé des millions de tonnes de gravats en déshérence au Liban, accentuant le cauchemar écologique que vit le pays confronté à des guerres à répétition.
La route principale desservant le littoral est en temps habituel un dépotoir commode directement ouvert sur la mer.
Mais le plus spectaculaire vient d'être ouvert à Ouzai, à la sortie sud de Beyrouth. Entre l'autoroute et le rivage s'érige une montagne de débris à l'odeur encore âcre, qui ne cesse de croître et de glisser vers les flots: ce sont les ruines de la banlieue sud, bastion du Hezbollah durement frappé en juillet-août.
Rien que pour ces quartiers, où 400 immeubles ont été pulvérisés, l'ordre des ingénieurs évalue les ruines à 1,2 million de m3 et quelque 400 camions effectuent quotidiennement la navette vers la décharge.
"Fin août, les gravats ont été directement déversés dans l'eau: les ONG ont protesté alors maintenant, on collecte et dépose le tout sur le rivage", indique Omar El Naeem, de Greenpeace.
Le déblaiement de la banlieue devrait durer jusqu'à la fin de l'année.
Au moins cette décharge-là est-elle bien visible. Dans le sud du pays, où les autorités ont dénombré 10.649 habitations entièrement détruites, il faut chercher les gravats dans les replis secrets des collines.
C'est en suivant les camions de déblaiement qu'on les trouve: sur des pistes secondaires, bien cachés au fond des vallons, des cours d'eau, ou déposés en contrebas des chemins.
Pour dégager le village de Ghandouriyé (6.000 habitants), il faut 10 à 11 camions de 13 tonnes par jour, indique un chauffeur en vidant son véhicule sur un tas effondré.
"Les gravats des habitations ne contiennent pas que du ciment inerte: on y trouve tout ce qui fait une maison, des piles, des accumulateurs, du matériel électronique, des frigidaires... il faudrait des millions et des millions de dollars pour s'en débarrasser proprement, ce n'est pas facile. Ni une priorité", regrette Ricardo Khoury.
Son cabinet de consulting en environnement, Elard, a contribué à la mission d'évaluation des dommages écologiques d'après-guerre du Programme de l'Onu pour l'environnement (Pnue).




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com