Exposition : La goutte qui fait déborder le talent





Une goutte fait l’objet de toute une exposition et suscite une discussion de grand intérêt. C’est bien le cas de “Drops”, l’exposition de trente photographies signée Douraïd Souissi.
Du 31 octobre au 20 novembre Douraïd Souissi nous concoctera une série de trente photographies de différents formats axées autour du thème de la goutte.
La goutte en question tombe et se déverse, insouciante et généreuse… s’offrant à qui le veut à petites ou à grandes bouchées.
Plus encore, selon l’artiste, ces gouttes répondent dans leur conception à une idée philosophique avancée par Nietzsche qui dit que l’art, le vrai naît de “l’antagonisme qui existe entre l’aléatoire et le réfléchi”.
“L’aléatoire” nous explique Douraïd “un peu comme Jackson Pollock en peinture ou John Cage en musique, méthode qui fait de l’artiste un “témoin” plutôt passif ou réceptif de la beauté et du mystère du monde souvent ignorés dans la vie de tous les jours”. Quant au “réfléchi” dans l’art, il est selon l’artiste un moyen qui met en avant “l’intention de l’artiste”. L’artiste ne lésine pas, en fait, à s’étaler sur cet élément allant jusqu’à invoquer l’origine de cette idée qu’il puise dans la mythologie grecque. Normal, le jeune artiste débarque en Tunisie après de longues années d’études en commerce et en philosophie aux Etats-Unis. Bardé de diplômes, ce jeune homme qui frise les 28 ans est de ceux qui remplissent leur emploi du temps par des allers-retours aux universités et en sillonnant bibliothèques et galeries d’art.
A Chicago (Illinois) il arrache une maîtrise en commerce international à la Bradley University et un master en philosophie à la Marquette University. Entre-temps, il suit une formation en photo au club Tahar Haddad. Le tout a fait de lui un jeune homme comme on les aime, cultivé qui réfléchit au sens des mots et cherche la profondeur des choses.
“A l’université, nous dit-il, j’ai appris, en plus de cela, la rigueur et la ténacité qui permettent d’aller jusqu’au bout de ses rêves”.
A une question qu’on lui a posée, Douraïd nous a répondu “même en business on peut être créatif. L’art et le commerce international ne peuvent être dissociés l’un de l’autre. L’art me fascine et donne un sens à ma vie”.

Mouna BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com