L’avocat de Saddam à Bush : Libérez le Raïs pour sauver l’Irak





Le chef du comité de défense de Saddam Hussein, Khalil al-Doulaïmi, a demandé au président américain George W. Bush de le libérer, estimant qu'il s'agit de "la seule solution pour sauver l'avenir de l'Irak".

Le Quotidien-Agences
Dans une lettre adressée au président américain, l'avocat irakien affirme "nécessaire de cesser ces procès ridicules et de libérer le président Saddam Hussein et tous les détenus, car cela constitue la seule issue pour vos forces et votre situation critique en Irak".
La missive de l'avocat souligne également que la libération de Saddam, jugé depuis le 21 août pour génocide contre les Kurdes, est "la seule solution pour sauver l'avenir de l'Irak, la région et le monde".
Il a fait état de "décisions préparées d'avance (...) qui visent à liquider Saddam Hussein à une date qui coïncide avec les élections du Congrès américain".
Dans le cadre d'un précédent procès, celui du massacre de chiîtes de Doujail, la peine de mort a été requise contre Saddam Hussein.
Me Doulaïmi a relevé qu'une "condamnation à mort mettra l'Irak à feu et à sang et mènera la région vers l'inconnu d'autant que l'occupation de l'Irak a mis à mal l'équilibre dans la région et donné la main libre à l'Iran".
"Maintenant que vous avez reconnu les fausses informations concernant l'armement irakien et que le secrétaire général de l'ONU, des politiciens et des hommes de droit ont qualifié cette guerre d'illégale, ses conséquences et ce procès sont par conséquent nuls et illégaux", a ajouté l'avocat.

* Brèves présences
D’autre part, le procès de Saddam Hussein a repris hier à Bagdad avec une nouvelle épreuve de force entre la cour et les avocats de la défense qui ont présenté leurs conditions pour mettre fin au boycottage des débats, puis sont repartis après avoir essuyé un refus du juge.
Saddam Hussein et ses six co-accusés sont arrivés dans la salle d'audience accompagnés par deux de leurs avocats, Khalil al-Doulaïmi, ainsi que l'avocat d'un autre accusé, Hussein Rachid.
Me Doulaïmi a aussitôt lu une lettre adressée à la cour dans laquelle les avocats ont présenté douze demandes, parmi lesquelles que des avocats de pays arabes ou d'autres régions soient acceptés par la cour - alors que les avocats doivent être actuellement irakiens -, que le tribunal enquête sur "les coups reçus" par Hussein Rachid à la fin de l'audience du 10 octobre, et que les accusés puissent s'exprimer sans que leur micro soit constamment coupé.
Le 10 octobre, profitant d'un incident qui opposait Saddam Hussein à la cour, Hussein Rachid al-Tikriti, ancien commandant adjoint des forces armées, s'était mêlé à la querelle, puis demandé à sortir en accusant le tribunal d'être composé de "souteneurs et de traîtres". Il avait alors envoyé un coup de poing à un huissier, avant d'être expulsé à son tour.
Selon les revendications présentées hier matin à la cour, Hussein Rachid avait alors reçu des coups.
"Ce procès est politique et ne répond pas aux conditions qui garantiraient son impartialité", a affirmé l'avocat de Saddam Hussein.
Le juge Mohammed al-Oreibi al-Khalifa, a interrompu Me Doulaïmi lorsqu'il a appelé Saddam Hussein "Son Excellence, le président", ou a qualifié un autre accusé, Sultan Hachem al-Tai, de "ministre de la Défense".
"L'appellation réglementaire est «l'accusé» ou «mon client", a souligné le juge. "Il n'y a aucune loi qui m'empêche d'appeler mon président: «président».
Aussi la défense continuera à l'appeler ainsi", a répliqué Me Doulaïmi.
Le juge Oreibi a alors indiqué que le problème de la présence d'avocats étrangers avait déjà été réglé, définitivement, par la négative par son prédécesseur.
Les avocats de la défense ont alors quitté la salle d'audience, où sont présents des avcats commis d'office par le tribunal et que les accusés ne reconnaissent pas.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com