Les jeunes et le bénévolat : Plus qu’une œuvre de bienfaisance, un devoir





Le bénévolat est l’œuvre de celui ou de celle qui accomplit un travail gratuitement et sans y être obligé. De bonne grâce, nombre de personnes, dont les jeunes, rendent des services et collaborent pour le bien de la collectivité. Volontaires et dévoués, ces jeunes gens n’attendent aucune contrepartie. D’autres en revanche, n’agissent jamais gratis. Tous leurs actes suivent un calcul de rentabilité. A quel rang appartiennent les jeunes? Sont-ils pour les œuvres bénévoles?

Tunis-Le Quotidien
Un minimum de piété et de bienveillance pousse l’être humain à tendre la main aux autres. Lorsqu’on a affaire à de vieilles personnes, à des malades, à des handicapés, à des petits enfants ou à des personnes dans le besoin, nul ne doit rechigner à faire preuve de solidarité et à proposer son aide physique, morale ou matérielle.
Nombre de jeunes se portent volontaires et sacrifient une partie de leur argent, de leur temps libre et de leur énergie pour rendre le sourire à ceux qui souffrent. Leur seule récompense est d’avoir contribué à alléger la douleur qui ronge autrui.
Toutefois, certains jeunes ne cherchent pas spécialement à faire du bien. Ils attendent que l’occasion leur soit présentée.
Achref, 18 ans, élève en 5ème année secondaire, ne juge pas que ce qu’il fait peut être inscrit dans le cadre du bénévolat. Le jeune homme pense que c'est le devoir de tout un chacun que de tendre la main aux autres. “Lorsque je vois une vieille personne qui s’apprête à traverser la rue, je cours pour la prendre par la main. Lorsque je rencontre un malvoyant, j’agis de la même manière.
Cependant, une fois, j’ai vu une femme qui avait du mal à trouver un taxi, elle était accompagnée de ses petits enfants et il pleuvait. Lorsque j’ai essayé de l’aider, elle m’a fait un scandale… Depuis, j’ai écarté les femmes de la liste de ceux que j’aide. Toutefois, je serai très heureux de faire partie d’une association et d'agir bénévolement afin d’aider les vieux ou les malades”, dit-il.
Seïf, 18 ans, élève en 6ème année secondaire, trouve qu’il ne fait pas vraiment quelque chose de spécial. “Tant donné que je ne suis pas en train d’accomplir un travail bénévole de manière assidue, je ne peux pas prétendre réaliser des œuvres bénévoles au vrai sens du mot. Certes, à chaque fois que je rencontre quelqu’un qui a besoin d’être aidé, je le fais sans la moindre hésitation, mais est-ce pour autant digne le fait d’être cité? Je ne le pense pas dans la mesure où c’est le devoir de tout être humain qui se respecte que d’agir de la sorte. Cependant, ce sont les parents et les proches qu’on doit aider en premier lieu. Celui qui se montre dévoué envers ses parents, ses grand-parents et ses proches est apte à faire du bien. Cela dit, si l’occasion se présente, je n’hésiterai pas à aider tous ceux qui en ont besoin”, dit-il.
Mohamed, 18 ans, élève en 6ème année secondaire, pense qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour que le bien règne. “Normalement, nul ne dot dire ce qu’il fait comme bien dans la mesure où c’est un devoir. Ce n’est pas un acte calculé, la bienveillance envers autrui dépend de la nature de la personne. Certaines personnes ne font aucun bien, d’autres font du bien à certains mais font aussi beaucoup de mal aux autres. A mon sens, celui qui a une nature bienveillante et généreuse est d’abord une personne incapable de faire du mal. Ensuite, il doit penser à faire du mal. Ensuite, il doit penser à faire du bien chaque fois que l’occasion se présente. Je viens en aide à ceux qui sont malades, qui sont dans le besoin ou aux vieilles personnes et je n’attends aucune récompense et si jamais j’aurais la chance de faire partie d’une association bénévole, cela me rendra très heureux”, dit-il.
Ahmed, 18 ans, également élève en 6ème année secondaire, cherche les occasions qui lui permettent d’accomplir une tâche bénévole. “A chaque fois qu’il y a une collecte pour une bonne cause, j’y participe. J’ai fait aussi don de mon sang à plusieurs reprises et j’ai toujours été altruiste. Lorsque je rencontre une vieille personne ou quelqu’un de malade, je lui tends la main. Dieu nous dote d’une bonne santé et peut nous donner de l’argent alors que d’autres peuvent ne pas avoir ces mêmes privilèges. Pour que le bien règne, il faut que ceux qui jouissent d’une bonne santé, aident les malades et les handicapés et pourquoi pas penser à faire un don du sang ou des organes. Ceux qui ont de l’argent doivent aussi penser à faire don d’une partie de leur argent pour que personne ne reste dans le besoin”, dit-il.
Abdelhamid, élève, 18 ans, a appris la notion du dévouement de l’altruisme depuis son plus jeune âge en intégrant les Scouts tunisiens. “J’ai été invité à agir pour les bonnes causes et pour le bien de la communauté depuis mon plus jeune âge. Le fait d’inculquer de telles valeurs dans l’esprit d’un enfant, le rend apte à accomplir des tâches bénévoles une fois adulte.
D’ailleurs, si jamais un jour je serai aisé, je partagerai mon argent avec tous ceux qui sont dans le besoin. En attendant, je sacrifie une partie de mon temps, de mon énergie et de mon argent de poche pour aider les autres. Et c’est mon devoir”, dit-il.

Abir CHEMLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com