M. Abdelwaheb Abdallah : “La Tunisie est parvenue à mettre en place une politique intérieure et extérieure rationnelle, pondérée et équilibrée”





La Manouba -TAP
M. Abdelwaheb Abdallah, membre du Bureau politique du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et ministre des Affaires étrangères, a présidé, avant-hier, à La Manouba, l’ouverture d’un colloque sur “le rôle de la Tunisie dans la diffusion de la culture de la paix, de la tolérance et de la modération”. Cette manifestation est organisée à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du Changement.
Dans une conférence donnée à cette occasion, le membre du Bureau politique du RCD a souligné que la contribution de la Tunisie à l’instauration de la paix et de la sécurité dans le monde a connu une mutation qualitative depuis le Changement du 7 Novembre, étant donné que le projet de réforme intégrale initié par le Président Zine El Abidine Ben Ali a conforté, chez les Tunisiens, la confiance que leur pays allait, enfin, se hisser au statut international de choix qui lui est dû, ainsi que la confiance des différentes composantes de la société dans leur système politique et dans les institutions de l’Etat tunisien.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que la Tunisie est parvenue, grâce à la vision prospective et pertinente que le Chef de l’Etat a des mutations mondiales accélérées et des défis et paris qu’elles ont générés, à mettre en place une politique intérieure et extérieure rationnelle, pondérée et équilibrée qui l’a habilité à se mettre au diapason des bouleversements régionaux et mondiaux d’une manière active et efficiente.
M. Abdelwaheb Abdallah a rappelé les constantes de la politique extérieure de la diplomatie du Changement, fondée sur les principes de la légalité internationale, la résolution des conflits par les moyens pacifiques, “l’humanisation” des relations internationales, la consécration des valeurs de coopération et de solidarité, et le renforcement du dialogue entre les peuples et les civilisations.
C’est pourquoi, la Tunisie a appelé à asseoir des relations internationales fondées sur la coopération, la compréhension et la solidarité et à mettre en place une approche objective commune pour certains concepts, dont la solidarité, la protection des droits de l’homme, le traitement des questions du développement et de la pauvreté, en plus de la conclusion d’un pacte de paix et de progrès, a ajouté M. Abdelwaheb Abdallah qui a mis l’accent sur la contribution avant-gardiste de la Tunisie à la diffusion de la culture de la paix et de la modération dans le monde.
Par ailleurs, le ministre s’est félicité de l’adoption, à l’unanimité, en 2002, par l’Assemblée générale des Nations Unies de l’initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali en vue de la création d’un Fonds Mondial de Solidarité et de l’institution d’une Journée internationale de solidarité humaine.
Il a, également, salué l’adoption, en 1998, par l’ONU et l’Union Internationale des télécommunications (UIT), de l’appel lancé par la Tunisie en faveur de la tenue d’un Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI).
Le monde entier, a-t-il relevé, se souvient, aujourd’hui de la deuxième phase du SMSI, cette manifestation qui a posé un jalon fondamental sur la voie de la réduction de la fracture numérique entre les peuples et démontré les efforts déployés par la Tunisie en matière d’instauration de la société de l’information.
D’autre part, M. Abdelwaheb Abdallah a souligné que l’action diplomatique menée par la Tunisie à l’échelle régionale procède de l’approche du Président Zine El Abidine Ben Ali visant à promouvoir l’action arabe commune, faisant état à ce propos de la réussite du Sommet arabe de 2004 et des efforts que la Tunisie ne cesse de déployer afin de parvenir à un règlement juste, global et durable du conflit arabo-israélien.
Après avoir mis en évidence l’action déployée par la Tunisie au niveau du Bassin méditerranéen, le ministre a rappelé l’accueil, par la Tunisie, en décembre 2003, du sommet Euro-méditerranéen 5+5.
M. Abdelwaheb Abdallah a, par ailleurs, expliqué que la Tunisie a été l’un des premiers pays à mettre en garde contre les dangers de l’extrémisme et du terrorisme. Il a affirmé que le Président Zine El Abidine Ben Ali a pris l’initiative, dès les années quatre-vingt-dix, dans une prise de position anticipatrice, d’appeler à la tenue d’une conférence internationale, sous le patronage des Nations Unies (ONU), pour mettre sur pied un code de conduite international consensuel, pour la lutte contre le terrorisme, auquel adhéreront toutes les parties.
Il a, notamment, rappelé les appels répétés du Président de la République, à dépasser le double antagonisme entre l’Occident et l’Orient et entre le Nord et le Sud, à renforcer le rapprochement, les contacts, la coopération et la solidarité entre les peuples et à consacrer le dialogue entre les cultures et les civilisations. Il a insisté, dans ce contexte, sur la promulgation de la Charte de Carthage pour la tolérance, en 1995, la création de la Chaire Ben Ali pour le dialogue entre les religions et les civilisations, en 2001, ainsi qu’un premier prix international pour la solidarité, et un deuxième pour l’encouragement des études islamiques, destiné à favoriser la diffusion du sens de l’Ijtihad éclairé.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné que les différentes initiatives de la Tunisie, sur le plan international, sont le fruit d’une vision cohérente, dont l’axe principal est l’être humain. Il a fait remarquer, dans ce contexte que l’approche tunisienne en matière de droits de l’homme est basée sur une vision globalisante qui donne à ces droits, en Tunisie, leurs différentes dimensions complémentaires, et qui a permis d’accomplir de nombreux acquis, dont notamment l’élection de la Tunisie, à une majorité de voix remarquée, au sein du premier Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Cette élection, a-t-il soutenu, représente la meilleure réponse de la communauté internationale à une minorité de détracteurs, ainsi que la meilleure reconnaissance mondiale de la clairvoyance des choix du Président Zine El Abidine Ben Ali, sur le plan de l’enracinement de la démocratie et de la consécration des principes des droits de l’homme, dans leur signification la plus globale.
M. Abdelwaheb Abdallah a souligné que le rôle international de la Tunisie, dans la diffusion de la culture de la paix et de la modération prend sa force dans des données, des réalités nationales, des choix politiques et culturels, ainsi que sur le plan du développement. Ces données ont garanti la stabilité du pays, enraciné la paix sociale et incite les Tunisiens à s’imprégner des valeurs de la modération, du juste milieu et de l’ouverture consciente sur l’autre, et par conséquent à rejeter toutes les formes de repli sur soi.
Il a expliqué que la poursuite de ce rôle avant-gardiste dans la diffusion de la culture de la paix et de la modération, dans le monde, exige, en premier lieu, la sauvegarde et la protection de ces valeurs, au sein de la société, et leur préservation contre toutes atteintes d’où qu’elles viennent.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com