Selon une étude chapeautée par l’AIEA : Le nucléaire, une alternative gagnante pour la Tunisie





Une étude récente parrainée par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) montre que la Tunisie gagnerait beaucoup à construire une centrale nucléaire destinée à la production de l’électricité et au dessalement de l’eau.

Tunis - Le Quotidien
La raréfaction des ressources énergétiques d’origine fossile et la flambée des cours du pétrole sur le marché international ont remis au goût du jour l’option nucléaire en Tunisie. A preuve : une pléiade d’experts du Centre National des Sciences et de la Technologie Nucléaire, de la STEG et de la SONEDE se sont penchés entre 2002 et 2005 sur l’étude des opportunités qu’offre la construction d’une Centrale nucléaire destinée à la production de l’électricité et au dessalement de l’eau. Mieux, une étude de faisabilité a été réalisée sous le parrainage de l’AIEA. Elle a conclu à la possibilité de construire une centrale nucléaire d’une puissance de 600 mégawatts (MW) dans le Sud du pays et plus précisément au niveau du golfe de Gabès.
Cette étude, première en son genre, a également montré que la mise en place de la centrale nucléaire va permettre de diminuer sensiblement le coût de la production de l’électricité et du dessalement des eaux et par conséquent d’atténuer les retombées négatives de l’augmentation des prix des hydrocarbures sur le budget de l’Etat.
Le coût du kilowatt (KW) d’électricité nucléaire devrait se situer aux alentours de 0,038 dollars US (environ 50 millimes) contre 0,47 dollars (70 millimes) pour le kilowatt produit par l’énergie fossile.
Le coût du m3 d’eau produit par les stations de dessalement fonctionnant avec l’énergie nucléaire avoisine 0,48 dollars, soit environ 78 millilmes contre 0,71 dollars (100 millimes) pour les stations utilisant l’énergie fossile.
D’après l’étude, la Centrale nucléaire pourrait être construite à moyen terme d’autant que le sous-sol tunisien n’a pas encore révélé tous ses secrets. Les experts estiment en effet que les réserves pétrolières gisant dans les couches mères pourraient dépasser les 250 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) même si le gaz naturel devrait se raréfier de plus en plus. Les experts s’attendent, par contre, à ce que le prix du bail de pétrole flirte avec les 200 dollars d’ici 2020.

Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com