J.C.C 2006 : Dernières infos, en attendant le démarrage





Tous les yeux sont, aujourd’hui, braqués sur la nouvelle édition des Journées Cinématographiques de Carthage initialement prévu du 11 au 18 de ce mois. Férid Boughdir, le directeur artistique de cette édition des JCC et ses coéquipiers sauront-ils relever le défi pour donner un nouveau souffle à ce vieux festival et le dérider ?
Comme une douce pluie d’automne, les nouvelles des J.C.C se déversent, doucement et goutte à goutte, de diverses sources face au silence des organisateurs qui ont préféré attendre la conférence de presse , prévu ce lundi, pour dévoiler les grandes lignes et éventuellement les nouveautés de cette session.
Comme on l’a déjà annoncé dans notre édition de mardi, La Corée du Sud sera le cœur battant de la fenêtre ouverte sur les cinémas d’Asie. Fervent défendeur de la diversité culturelle et de l’échange constructif et du dialogue entre les cultures et les civilisations, ce pays marquera une forte présence sur les affiches de cette 21ème édition. Une panoplie de productions signées entre les années quatre vingt et ces dernières années sera projetée à cette occasion confirmant l’évolution et le bond quantitatif et qualitatif du cinéma sud-coréen.
A l’affiche de cette balade cinématographique, des films qui ont connu un vif succès international dont on cite : «La fille du feu», «La mère porteuse» et «Ticket» de Im Kwon-Taek, «Le jour où le cochon est tombé dans le puits» et «Le pouvoir de la province Kang-Won» de Hong Sang-Soo, «L’amour fou» de Yi Myeong-Se, «Le musée à côté du Zoo» de Lee Jeong-Hyang, «Sentiment» de Bac Chang-Ho, «My Sassy Girl» de Kwan Jac-Yong, «Le chemin qui mène à Cheongsong» de Lee Seong-Chun, et enfin «Chil-Su et Man-Su» de Park Kwang-Su. A découvrir !

* Scénaristes, à vos plumes !
«Le problème du cinéma tunisien est un problème d’écriture». C’est en tout ce que ne cessent de répéter de nombreux cinéastes tunisiens. Pour ces derniers, si le cinéma tunisien n’arrive pas à trouver sa place dans les grandes manifestations, c’est parce qu’il donne toujours à voir des clichés relookés et des histoires dépassées. C’est pour cette raison -peut être- et dans le cadre de la collaboration avec l’Institut Français de Coopération, le comité d’organisation lancera un atelier d’écriture de scénario qui sera animé et encadré par le célèbre artiste français Jean-Claude Carrière. Scénariste, dramaturge, romancier, essayiste, acteur, adaptateur, cet artiste à multiples vocations et différentes casquettes sera la dynamo de cet atelier d’écriture de scénario qui aura lieu les 14, 15, 16 et 17 de ce mois à la Médiathèque Charles-De-Gaulle et qui vise à orienter les jeunes scénaristes et à les aider à retrouver de nouvelles idées et structures. Talent confirmé à l’échelle internationale, Jean-Claude Carrière a, à son actif, plusieurs collaborations réussies avec des réalisateurs réputés sur la scène cinématographique mondiale dont on cite : «Le tambour» de Volker Schlöndorf, «Cyrano de Bergerac» et «Hussard sur le toit» de Jean-Paul Rappeneau. Parallèlement à cet atelier, cet artiste donnera le 15 de ce mois une conférence à la salle «Le Mondial», à partir de 16h30, qui portera sur «le rôle du scénariste». Cette conférence sera suivie par la projection du film «Cyrano de Bergerac», réalisé par Jean-Paul Rappeneau avec la participation de Gérard Depardieu, Anne Brochet et Vincent Pérez. Sorti en 1990, ce film est une adaptation d’une dramaturgie signée par Edmond Rostand ; une invitation est ouverte pour les cinéphiles afin de découvrir cette œuvre qui a marqué l’histoire du cinéma français. Notons que ces rencontres qui se dérouleront dans le cadre d’un partenariat entre le Centre National de la Cinématographie (CNC), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et TV5, verront la distribution de bourses aux meilleurs scénarios qui serviront comme une aide à la réécriture et à la recherche de financements.

* Au bonheur de nos bambins…
«Azur et Asmar» qui vient de sortir sur les écrans des salles obscures de L’Hexagone est un film d’animation qui connaît actuellement un vif succès du côté du public jeune et moins jeune qui a aimé le traitement intelligent d’un sujet d’actualité, à savoir le dialogue des cultures. Avec Azur le blond et Asmar le brun le public découvrira des mythes et des histoires qui ont bercé notre imaginaire d’enfant. Et qui n’a pas rêvé de ces fées et de ces Djinns qui rendent les vœux et les souhaits des réalités ? C’est dans cet esprit que le réalisateur Michel Ocelot a tissé son film qui nous renvoie au monde magique des «Mille et une nuits» et à certaines notions de l’esthétique orientale ou l’architecture des villes, des mosquées et des palais se croisent avec la beauté des costumes…Un joli film à voir sur l’écran de la salle «Le Mondial», le 18 de ce mois, jour de la clôture des J.C.C, à partir de 16h00.

Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com