L1 (8ème J.) : L’Etoile était-elle là?!





A El Menzah, là où se disputait le choc de la 8ème journée, on a eu droit à un scénario frappant et on peut même avancer que jamais l’un des prétendants au titre n’a été dominé de la sorte. Finalement, l’Etoile “s’en sort bien” avec une courte défaite et une première place préservée.

C’est que loin de là, à Monastir justement, le ST a encore une fois fait parler de lui. La victoire des Stadistes n’a rien de surprenant car ils demeurent capables de battre les meilleurs et de se faire battre par les plus faibles. Il est comme ça le ST et son comportement changeant en fait un acteur très important et un trouble-fête très apprécié dans la course au titre.
Ce coup d’arrêt de l’ESS et de l’USM n’a grandement profité qu’au Club Africain qui renaît spectaculairement de ses cendres. Pour le CSS et l’EST, on a fait les choses à moitié avec un seul point gagné ou deux précieux points perdus. Ces deux prétendants demeurent tout de même dans une intéressante position d’attente.
En bas du tableau, c’est l’Olympique de Béja qui a réalisé la meilleure affaire en signant sa seconde victoire contre un CAB qui a eu, cette fois-ci, moins de chance et qui reprend sa place de lanterne rouge! Pour les “habitants” de cette zone rouge du classement, un point a suffit à leur bonheur. Entre l’EOGK et le CSHL, on a joué des deux côtés pour ne pas perdre et, en fin de compte, aucun n’a gagné! Quant à l’ASM, il a obtenu un méritoire nul à Gafsa et s’est même découvert de nouvelles solutions offensives en marquant à deux reprises.

Un vrai déluge
Le CA était-il très fort, avant-hier, ou c’est l’ESS qui a été très faible? Le scénario qu’a connu ce match permet de retenir les deux éventualités. Les Clubistes n’ont jamais fourni un aussi important volume de jeu, du moins depuis le début de cette saison, mais la victoire ne doit pas occulter ce manque de réalisme en attaque avec une dizaine d’occasions ratées. En face, ce fut le déluge avec une défense qui prenait l’eau à chaque accélération clubiste. Les problèmes défensifs des Etoilés ont été mis à nu contre l’OB, mais dimanche dernier, l’équipe a joué pratiquement sans défense. C’est dire qu’à El Menzah, on a tout vu: une équipe déchaînée, le CA, un leader malmené, l’ESS, un arbitre tunisien à l’œuvre, Kacem Ben Naceur, qui a fait comprendre, encore une fois, que les referees locaux ne manquent que de confiance et de soutien. On a voulu voir à l’œuvre des ramasseurs de balle neutres comme l’annonçait la FTF, mais on a pensé à tout sauf à un règlement qui permet de faire appel à des ramasseurs “sans couleurs”!

Ziadi peut dormir sur ses deux oreilles
Le CSS est allé se mesurer à l’ES Hammam-Sousse avec une formation fortement remaniée. Malgré l’absence de huit titulaires au coup de sifflet initial, les Sfaxiens ont fait l’essentiel en attendant le match de vérité, samedi prochain, contre Al Ahly. Tarak Ziadi, le baroudeur sfaxien, s’est reposé et on peut même avancer qu’il peut dormir sur ses deux oreilles tellement les autres attaquants trouvent de la peine à flirter avec les filets puisque seul Faouzi Khemila, avec ses quatre buts pointe loin derrière Ziadi.

Le show de Haj Ali
La journée n’a enregistré qu’un total de onze buts marqués. C’est peu, mais c’est compréhensible. En voyant le gâchis qui s’est produit à El Menzah, à Béja ou à Monastir, il n’y a plus de raisons pour être surpris. Le CA et l’OB ont raté au moins six à sept occasions faciles alors que l’Usémiste Haj li a été le héros malheureux du match USM - ST en dilapidant un nombre élevé d’opportunités face au gardien stadiste. Pourtant, il lui aurait suffi de marquer un seul but pour sauver la tête de son… entraîneur, Kaïs Yaâcoubi, qui aura désormais sur le dos les supporters de son équipe et… la malchance.

Où va le CAB?
Que dire enfin du CAB? En l’espace d’une semaine, les supporters bizertins en ont vu de toutes les couleurs. La victoire, obtenue laborieusement face au CSHL, a pourtant donné de l’espoir et on a sérieusement pensé à un début de réveil.
Dimanche, à Béja, l’équipe a pris de l’eau de tous bords et a bien montré qu’elle est en crise. La “clémence” des attaquants béjaois a évité au CAB un carton mérité, mais il est encore évident que le mal est profond et qu’il faut intervenir rapidement et énergiquement pour redresser la situation.

Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com