Saddam Hussein appelle à une réconciliation entre Arabes et Kurdes : Le parti Baâth menace de détruire la zone verte





Un GI tué

Le parti Baâth irakien a menacé de lancer des attaques contre la zone verte en cas d’exécution de Saddam Hussein qui a appellé hier, devant la cour, à une réconciliation entre Arabes et Kurdes.

Le Quotidien-Agences
L’ex-président, en costume sombre, est apparu détendu et souriant en prenant son siège dans le box des accusés. Dans de rares propos, il a rejeté le témoignage d'un rescapé kurde sur des exécutions sommaires dont les habitants de son village du Kurdistan irakien et ses proches auraient été victimes en 1988.
"Qui peut vérifier ces faits, qui peut les appuyer, personne", a lancé Saddam Hussein lors de la 21éme audience, en l'absence des avocats de la défense. Ils protestent contre l'intervention selon eux du gouvernement dans la nomination du juge présidant les débats, Mohammed al-Oreibi al-Khalifa.
Saddam Hussein a appelé à une "réconciliation" entre les Arabes et les Kurdes en Irak, leur demandant de se "pardonner" les uns les autres.
"J'appelle les Arabes et les Kurdes en Irak à se réconcilier, à se pardonner et à se serrer la main", a dit Saddam.
Il répondait à un témoin à charge selon qui Saddam considérait les Kurdes comme des "saboteurs".
"Vous pouvez me dire à quelle occasion Saddam a parlé de la sorte des Kurdes qu'il aime comme les Arabes?", a demandé Saddam.
Le témoin, incapable de répondre a dit "tout le monde dit ça".
Saddam Hussein et six coaccusés, dont son cousin Hassan al-Majid, dit le chimique, sont jugés pour avoir ordonné et mis en œuvre les campagnes militaires d'Anfal en 1987-1988 dans le Kurdistan, qui ont fait 180.000 morts, selon l'accusation. Tous risquent la peine de mort.
Le parti Baath irakien dissous, au pouvoir sous Saddam Hussein, a menacé de lancer des attaques contre le secteur ultra-protégé du centre de Bagdad en cas d'application de la sentence de mort.
S'il "est exécuté, le parti œuvrera par tous les moyens disponibles pour détruire les sièges des ambassades et des services de renseignements inféodés (aux Etats-Unis) dans la Zone verte", affirme le "commandement" du Baath.
Alors que la condamnation à mort continue d'être condamnée dans le monde, l'Iran a toutefois demandé hier aux autorités irakiennes de ne pas "céder aux pressions" et de ne pas annuler la sentence de mort.
En attendant, le couvre-feu exceptionnel instauré dimanche dernier par les autorités qui craignaient un déchaînement des violences près le verdict contre Saddam Hussein a été levé hier à Bagdad.
La capitale a retrouvé ses embouteillages quotidiens, après la levée totale de l'interdiction de la circulation automobile à 06H00 (03H00 GMT) et l'aéroport international a été rouvert.
Sur le plan militaire, l'armée américaine a annoncé de nouvelles pertes hier, jour des élections de mi-mandat aux Etats-Unis sur lesquelles la guerre en Irak pèse lourdement.
Un soldat américain a succombé aux blessures infligées par l'explosion d'une bombe au nord-ouest de Bagdad, portant à 2.833 le nombre des militaires américains décédés en Irak depuis son invasion en mars 2003, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Pentagone.

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Amr Moussa qualifie la condamnation de Saddam de «fin tragique»

Le Caire-AFP
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a qualifié hier de "fin tragique" la condamnation à mort de l'ex-président irakien Saddam Hussein, en espérant qu'elle n'aurait pas de retombées négatives sur la situation sécuritaire de l'Irak.
"C'est une fin tragique pour le régime irakien révolu", a déclaré Moussa dans des déclarations publiées par l'agence de presse égyptienne Mena.
Le secrétaire général a espéré que "le verdict ne (contribuerait) pas à détériorer davantage la situation sécuritaire" en Irak.
Moussa a appelé les Irakiens à "regarder vers l'avant, à poursuivre le processus de réconciliation nationale et à s'opposer à toutes les manœuvres qui visent l'unité de l'Irak".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com