Basket S.N. : Deux dossiers brûlants en perspective





La trêve tombe à pic pour la quasi-totalité des pensionnaires de la Nationale A. La succession de rencontres rapprochées (on jouait ces derniers temps deux fois par semaine) a fini par vider les acteurs de l’essentiel de la fraîcheur dont ils disposent encore.

La preuve nous a été donnée par les retrouvailles entre deux grandes écoles du basket, le SN et l’EOGK. Et c’est assurément le club aux solutions plus limitées, point de vue possibilités de faire reposer certains éléments au bout du rouleau qui dût constater combien il est dur de soutenir sur une longue période un rythme marathonien. Chérif Taïeb ne trouva pas ainsi les réponses espérées à la pause lorsqu’il dût redistribuer les cartes dans l’espoir de remonter le retard de dix points (45-35, après 24-23 au premier quart-temps). Les Mokrani, Chargui, Mouhli, Hajri et consorts laissèrent au contraire stagner cet handicap (57-47) avant de faiblir sur la fin du match lorsque Rezig, Mbarek, Ben Abdallah, la jeune révélation Trabelsi et un Maâlaoui en légère reprise mais encore loin de son meilleur niveau conclurent en roue libre (89-68, score final). Pourtant, le Stade Nabeulien était samedi privé des services de Béchir et Mohamed Hadidane et, compte tenu de la forme très moyenne de Maâlaoui, il aurait pu souffrir beaucoup plus sous les paniers. D’ailleurs, la trêve réservée à l’Equipe Nationale va permettre de traiter deux dossiers “brûlants” au sein des “Potiers”. Tout d’abord, alors que les clubs de la Nationale “A” engagent un à un le fameux joueur étranger capable d’apporter le “plus”, le dernier en date n’étant autre que le longiligne pivot serbe (2,07 m) Alexandre Gric engagé par l’EOGK et qui était présent à la Salle 7 Novembre de Nabeul, le club cap-bonais prend tout son temps. “On veut économiser quelques précieuses ressources financières d’autant qu’on sait globalement se tirer d’affaire, point de vue résultats, sans le concours de cet étranger. Il faut dire que la richesse de notre effectif nous permet d’utiliser ce joker. De plus, nous voulons nous assurer de la qualité de ce joueur-là et nous ne sommes pas prêts à prendre n’importe qui. Nous prenons alors tout notre temps d’ici le 31 décembre prochain même si nous aurions aimé que cette date-limite soit repoussée jusqu’au début de la 2ème phase du championnat, c’est-à-dire quand nous entrerons dans le vif du sujet”, explique l’entraîneur du SN Faouzi Madhi qui se trouve justement au cœur du deuxième dossier à traiter durant la trêve. Le vieux briscard tarde à obtenir la licence technique pour une histoire de cumul qu’il trouve sordide puisqu’elle ne peut s’appliquer dans son cas: “Je ne suis pas enseignant d’éducation physique. Je suis maître-assistant à un Institut d’enseignement supérieur et on ne peut pas parler de cumul dans mon cas. Je vais aller jusqu’au bout pour rentrer dans mon plein droit”, annonce Faouzi Madhi dont le départ forcé signifierait tout court tout un travail de quatre mois à reprendre à zéro au SN. Mais on n’en est pas encore là et les responsables des Potiers espèrent que le bon sens finira par l’emporter à la FTBB.

S.R.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com