Tunis Une querelle qui débouche sur une affaire judiciaire





Ayant un petit commerce dans un petit marché situé en plein centre-ville, une jeune femme a opté pour une méthode peu catholique pour se protéger contre les contrôles d’hygiène et de prix.

Tunis - Le Quotidien
Avoir un étal sur un marché populaire n’est plus une activité commerciale réservée aux hommes. Depuis quelques années, les femmes ont investi les souks et autres places commerçantes traitant d’égale à égal avec leurs collègues dits du sexe fort.
Toujours est-il que leur tâche n’est pas aussi facile que l’on peut imaginer. Elles sont, en effet, exposées à plusieurs risques qui vont de la violence verbale jusqu’à l’interdiction pure et simple de faire leur travail.
Du coup, bon nombre de ces femmes ont choisi d’utiliser leurs propres méthodes pour se protéger et s’assurer ainsi une protection permanente. En témoigne, l’affaire présente qui a éclaté suite à une plainte déposée par plusieurs petits commerçants opérant dans un marché de la place.
Les plaignants faisaient état dans leur déposition de plusieurs abus commis par deux fonctionnaires qui pour des raisons inconnues protégeaient l’une de leurs collègues qui en a profité transformant le souk en une véritable propriété privée. Face à la gravité des informations véhiculées dans la plainte des commerçants, les autorités ont ouvert une enquête.
La suspecte a été bien évidemment mise sous surveillance. Il faut dire que les investigations menées par les services de police ont donné leurs fruits. Les auxiliaires de la justice ont pu s’assurer en effet que la commerçante en question se comportait d’une manière assez bizarre et imposait sa propre loi.
Les enquêteurs avaient décidé de patienter le temps de vérifier si la suspecte était réellement protégée par les deux fonctionnaires en question.
Ainsi et quelques jours plus tard,les agents ont constaté qu’après avoir terminé son travail, la commerçante est montée à bord d’une voiture qui après, enquête, s’est avérée être le véhicule appartenant à un employé dans les services d’hygiène.
Il fallait du reste faire le lien entre la relation de la suspecte avec cet employé et l’affaire en générale. Alors, la commerçante a été convoquée au poste.
Interrogée, elle a déclaré que l’employé n’est autre que son fiancé et n’avait aucun rapport avec son travail dans le marché. Quant à la plainte déposée à son encontre, elle a souligné que ses collègues sont jaloux d’elle, car son commerce marche bien.
Le dossier de cette affaire a été remis à un juge d’instruction pour décider s’il s’agit d’abus de pouvoir.

H.M.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com