Des dizaines de morts en 24 heures : Le chaos persiste en Irak





• 150.000 morts depuis 2003 selon le gouvernement
• Quatre GI's tués à Bagdad

Plus de 50 personnes dont des soldats américains ont été tués en 24 heures en Irak, où 150.000 personnes ont été tuées depuis l'invasion de mars 2003, ont indiqué les autorités hier.

Le Quotidien-Agences
L'armée américaine a annoncé hier la mort de qutre soldats américains la veille dans des attaques en Irak, dans un communiqué.
Un Marine a succombé à ses blessures après une "attaque ennemie" dans la province occidentale d'Al-Anbar, selon l'armée. Deux autres soldats ont péri dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans l'ouest de Bagdad.
Un quaterième soldat est mort à Hadithia où sa patrouille a été attaqué par un groupe armée.
Vingt-deux soldats américains sont morts depuis le début du mois de novembre, après un mois d'octobre particulièrement meurtrier pour l'armée américaine, au cours duquel 104 soldats ont été tués, bilan mensuel le plus grave depuis janvier 2005.
Par ailleurs, plus de 50 personnes ont été tuées en 24 heures à Bagdad, alors que des dizaines de corps de victimes de violences entre chiîtes et sunnites sont retrouvés chaque jour dans la capitale, conduisant les dirigeants sunnites à multiplier les mises en garde contre les risques de désintégration du pays.
Le vendredi, journée de prière, Bagdad est soumise à un couvre-feu dont la levée coïncide souvent avec un regain de violences.
A Mossoul, un colonel de l’armée irakienne et cinq soldats ont été tués lorsqu’un kamikaze a fait exploser son véhicule à un barrage de contrôle, ont indiqué les autorités locales.

Génocide
Ces attaques interviennent alors que depuis l'invasion de l'Irak par les forces américano-britanniques en mars 2003 qui ont renversé le régime du président Saddam Hussein, 150.000 Irakiens, victimes "d'actes terroristes, de combats et de meurtres" ont été tués, selon des chiffres obtenus auprès du ministère de la Santé à Bagdad."Quelque 75 à 80 personnes sont tuées en moyenne tous les jours en Irak", en proie depuis mars 2006 à des violences confessionnelles, a affirmé un responsable du ministère en estimant que la moyenne de victimes quotidiennes pouvait augmenter considérablement en fonction des événements.
Ces chiffres sont loin du bilan publié en octobre par la revue médicale britannique Lancet, qui a fait état de la mort de quelque 655.000 Irakiens, dont 600.000 de mort violente entre mars 2003 et juillet 2006, une estimation jugée peu crédible et exagérée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les dirigeants irakiens.

Chaos
Avant la publication de ces chiffres officiels irakiens, le principal dirigeant sunnite irakien Adnane al-Doulaïmi, a mis en garde à Abou Dhabi contre les risque de désintégration de son son pays en raison du chaos.
"Quelque 3.000 Irakiens fuient chaque jour vers l'étranger", a dit Doulaïmi, soulignant "la situation tragique à Bagdad, où les destructions touchent aussi bien les habitations que les mosquées et les facultés".
Le Comité des oulémas musulmans, la principale association sunnite, a lancé le même avertissement et condamné dans un communiqué l'attitude du gouvernement qui "ne prend pas de mesures pour arrêter l'effusion de sang et les crimes quotidiens contre des Irakiens innocents, en dépit des déclarations pompeuses sur l'unité nationale".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com