Assad : Aucune force n’empêchera l’introduction d’armes au Liban





Le président syrien Bachar al-Assad a estimé qu'aucun déploiement militaire ne pourrait être efficace contre "la volonté d'introduire des armes de contrebande au Liban", dans un entretien paru dans le quotidien espagnol El Pais.

"S'il existe une vraie volonté d'introduire des armes de contrebande au Liban, ni les résolutions de l'ONU ni aucun déploiement militaire ne pourront l'empêcher", a déclaré le président syrien au journal daté du dimanche 1er octobre.
Bachar al-Assad a qualifié de "perte de temps" les efforts déployés tant par l'armée syrienne que par la Force intérimaire des Nations unies au liban (Finul) à la frontière entre la Syrie et le Liban, pour empêcher des livraisons d'armes à la milice chiîte libanaise Hezbollah.
Il reconnaît que "l'Etat (libanais, NDLR) doit avoir le monopole de la force", mais estime que les mesures pour contrôler le trafic d'armes vers le Liban "n'abordent pas la question centrale" de "la paix".
"Ce qui manque (au Liban, NDLR), c'est un Etat dans lequel tous les Libanais se sentent représentés. Si l'on y parvient, alors (le désarmement du Hezbollah) sera possible", ajoute-t-il.
"L'unique solution, c'est que les parties intéressées fassent confiance à la Syrie", plaide encore Al-Assad.
"Les Américains doivent parler avec nous pour nous comprendre, savoir qui nous sommes et ce que nous voulons" et "ils ont besoin des Européens pour mieux comprendre la région", poursuit-il.
Les Etats-Unis, soutenus par la France, ont isolé Damas afin qu'il coopère à l'enquête sur l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos avait estimé le 22 août que la Syrie devait "être remise dans le jeu international", à la suite d'une brève visite à Damas le 2 août.
De nombreux analystes estiment qu'un règlement durable de la crise entre Israël et le Hezbollah ne peut se faire sans le soutien diplomatique de la Syrie, qui garde une influence considérable au Liban.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com