En tournée au P.O. : Rice «souhaite» que les Palestiniens changent de gouvernement





Djeddah-Agences
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a souhaité hier que les Palestiniens, dirigés depuis mars par les islamistes du Hamas, se dotent d'un gouvernement "qui puisse respecter les principes du quartette" sur le Proche-Orient.
Rice, qui parlait lors d'une conférence de presse à Djeddah (ouest de l'Arabie saoudite) au terme d'une brève visite, a également insisté sur ce qui s'annonce comme le thème principal de sa tournée régionale, à savoir la nécessité "d'aider les forces modérées face aux forces extrémistes".
Interrogée sur ce que la communauté internationale pouvait faire pour mettre fin aux sanglantes divisions entre groupes palestiniens, elle a dit que "la réponse consiste pour les Palestiniens à trouver un gouvernement qui puisse respecter les principes du quartette (Etats-Unis, ONU, Russie et Union européenne)”.
Ces principes sont la reconnaissance du droit à l'existence de l'Etat
d'Israël, la renonciation à la violence et la reconnaissance des accords passés entre Israël et les Palestiniens.
Contrairement au Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Hamas, au pouvoir après sa victoire aux législatives de janvier, refuse d'accepter ces principes.
"Les Palestiniens doivent avoir un gouvernement qui puisse servir leurs besoins", a ajouté Rice.
"Des Palestiniens innocents sont pris dans cette violence. J'appelle toutes les parties à cesser cette violence", a poursuivi Rice, en compagnie de son homologue saoudien Saoud al-Fayçal.
Arrivée lundi soir à Djeddah où elle a rencontré le roi Abdallah, la secrétaire d'Etat est partie peu après 11H00 locales (08H00 GMT) pour le Caire, deuxième étape de sa tournée régionale, qui la conduira ensuite en Israël et en Cisjordanie.
Pour sa part, le prince Saoud, auquel un journaliste demandait s'il pensait que Washington devait faire davantage au Proche-Orient, a émis "l'espoir que la présidence des Etats-Unis conduise la région vers la paix et la stabilité, qui profiteront à tous".
S'exprimant en anglais, il a estimé que la région était "déstabilisée" par le conflit israélo-palestinien, qu'il a comparé à "une maladie".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com